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21 septembre 2012 15 h 21

Vers de l’eau embouteillée à Sainte-Anne-des-Monts

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Chic-Chocs Ressources vise à commercialiser l'eau provenant de la source Isabella, située près du lac Sohier, à environ 15 kilomètres de Murdochville.

Pour ce faire, l’entreprise prévoit la construction d’une usine d’embouteillage à Sainte-Anne-des-Monts.

Si le promoteur peut maintenant amorcer la deuxième des trois phases prévues au projet, c’est parce qu’il vient d’obtenir, pour sa ressource, la désignation formelle d’eau de source du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec. «Notre produit n’a rien à voir avec d’autres eaux embouteillées qui sont parfois des eaux du robinet qui ont été traitées, insiste le président et chef de la direction de Chic-Chocs Ressources, Dominique de Pasquale. On est dans les eaux de qualité comme Evian et Vittel.»

L’entreprise a également obtenu une autorisation du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs afin de pouvoir prélever la ressource en vertu de la réglementation de captage des eaux souterraines.

Autres phases

L’entrepreneur poursuit actuellement la réalisation de la deuxième phase visant la planification de la construction et des opérations. Celle-ci devrait être complétée à l’automne 2013. La troisième et dernière phase, qui prévoit l’achèvement de la construction de l’usine d’embouteillage et sa mise en opération à Sainte-Anne-des-Monts, devrait se réaliser à la fin de l’automne 2013 ou au début de 2014. Le président de Chic-Chocs Ressources, dont les bureaux sont actuellement dans la région montréalaise, prévoit installer son usine et le siège social de son entreprise à Sainte-Anne-des-Monts.

Projet ambitieux

Le projet, évalué à 31,7 millions de dollars, prévoit la création d’une trentaine d’emplois. Pour les quatre premières années d’exploitation, M. de Pasquale estime que de 30 à 50 millions de litres d’eau pourraient sortir annuellement de son usine.

Jusqu’à maintenant, Chic-Chocs Ressources et ses partenaires financiers privés ont investi quelques millions de dollars pour les travaux d’analyse et de planification, dont environ 200 000 $ proviennent de différentes sources gouvernementales québécoises.

Redevances et risques environnementaux

Dominique de Pasquale indique que sa compagnie prévoit retourner une part des profits au milieu, ce qui devrait être plus généreux comme contributions que les redevances prévues par le gouvernement du Québec. Celles-ci seraient d’à peine un cinquantième de cent par bouteille d’eau de 500 ml et moins.

L’homme d’affaires écarte aussi tout risque de contamination de la source Isabella qui pourrait être occasionnée par les activités d’Orbite Aluminae et de Petrolia réalisées à quelques kilomètres de là. «La distance est suffisamment éloignée pour éliminer tout risque de contamination», estime M. de Pasquale.

Origines de la source

La source Isabella est située dans la réserve faunique des Chic-Chocs, qui borde le parc de la Gaspésie. La source, localisée sur un plateau surélevé formé par les monts Cooper et McGerrigle, a jailli tel un geyser à la suite de travaux de forage de 644m de profondeur réalisés en 1996. Depuis seize ans, la source n’a jamais cessé de couler.

Il y a environ quatre ans, les dirigeants de Chic-Chocs Ressources se sont rendus sur les lieux avec le défunt prospecteur Jean-Marc Marin de Sainte-Anne-des-Monts, celui à qui on attribue la découverte du faux geyser. «À l’été 2010, on a décidé d’entreprendre des travaux plus formels et les analyses systématiques prévus au processus réglementaire imposé par le gouvernement, raconte Dominique de Pasquale. Nos études ont été soigneusement balisées pour s’assurer de la constance et de l’innocuité de la ressource.»