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Blogue citoyen

3 novembre 2015 17 h 36

LE BAL DES HORREURS SUR PETIT ÉCRAN

De la violence à revendre  
Dès les premières minutes, les combats ont éclaté entre les justiciers et les vilains. Des explosions, de la fumée, des débris de tôle froissée; tout indiquait que le réalisateur ne donnerait pas dans la dentelle avec ses personnages. Puis, des citoyens paniqués, dont un jeune garçon auquel mon fils aurait pu s’identifier, se sont mis à courir sans destination précise pour fuir des robots diaboliques. À l’écran, la matière à cauchemar défilait pendant que la victoire des héros tardait. Bébé a été tiré de son sommeil à quelques reprises par l’intensité variable de la trame sonore. Dérangés et stressés, mes enfants ont reconnu eux-mêmes que le film était violent… Malaise. Progéniture : 2 Maman : 0

À fleur de peau?
Ma culpabilité me l’obligeait. Libérée par le générique, j’ai contrevérifié le classement sur un site officiel, soit celui de la Régie du cinéma. Le film portait la mention « déconseillé aux jeunes enfants », moins de huit ans. (Soit dit en passant, un récent film de dinosaures qui déchiquettent de temps à autre des humains entre également dans cette catégorie.) Seul mon garçon se situait sous la limite de l’âge recommandé, à six mois près. Suis-je une de ces mamans hypersensibles? Mes enfants reviennent parfois à la maison et me disent avoir regardé tel ou tel film que je considérais inacceptable. Au Québec d’après la Régie, « […] les films sont jugés à la lumière des tendances générales et des valeurs de [notre] société ». Matière à réflexion…

Fin de l’autoflagellation, début de l’intervention
L’avantage avec la fiction, c’est que ce n’est pas vrai! Tout se corse lorsqu’il s’agit de situations bien réelles. Chaque parent se fait prendre un jour au volant de sa voiture à devoir expliquer, sans trop savoir par où commencer, une actualité dérangeante. Les bulletins de nouvelles, surtout à l’international, regorgent eux aussi d’éléments pouvant troubler un enfant. Dans l’émission Format familial — Comment parler des mauvaises nouvelles?, la psychologue Florence Marcil-Denault explique comment intervenir avec doigté. Elle conseille notamment de vérifier la compréhension de l’enfant avant de répondre. Il n’a peut-être pas saisi toute l’ampleur de la situation.

D’autres outils
— Le guide de la Régie du cinéma « Mon enfant devant l’écran »
— Peurs enfantines, mais pas anodines sur le site de Naître et grandir
— Le site français 1jour1actu, l’actualité à hauteur d’enfants
— Les cotes de l’Entertainment Software Rating Board pour les jeux vidéo

Le moyen le plus efficace que j’ai trouvé pour limiter le contenu violent consiste à doser l’utilisation des divers écrans. En d’autres termes, bouger et sortir dehors pour profiter de la vraie vie quoi!