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3 mars 2017 11 h 36

ON EST MAL REPRÉSENTÉS

Bilbo Cyr

Blogueur

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Seulement, il advient que l’on se trompe, que le remède soit pire que le mal.
Qu’en changeant les cochons de parc, on soit sabotés par le cheval
Ce n’est que normal. On libère un râle.
Et on se meurt encore, mais pas trop fort.

… À force de promettre du changement à tout vent, il finit par arriver et on n’est jamais content…

Par la force ou par le fond fendu de la question tordue
On se retrouve dans la merde, ben assis sur notre culture
À regarder le dalot drainer le jus vert vers le ruisseau
Pendant que les vaches méthanent comme des puits qui fuient
Que les porcs partent par la porte tournante qui grince
Les poulets dans le palais se serrent la pince
Mon saigneur, le sang sur le sens, sur l’ascenseur, sur l’usure, la finance de faïence
Sur les mains sales à jamais maniant la lame sur les cous tendus des cocus
Mon saigneur tue et prend le bien des con-fitures

Que sonnent les trumpettes et meurt l’espoir brut
Et on trouve un larbin freluquet, fils de…, amateur d’égoportrait
Zignant la jambe de bois du pirate boiteux
Les bottines, les babines ben alignées sur l’allié
Huilant son passage d’un trait visqueux
En se plantant des échardes sur la queue
Se parant de plumes volées,
Susurrant de sa langue de serpent
Que ce sera du mal bien fait, assurément

Derrière lui le rang de navets
La nôtre est dans le tas, c’est ça le progrès
Dans la purée, c’est fou, c’est son goût de chou qui va remonter
En attendant, ça bat des feuilles et ça fait pas de bruit
Fait pousser en douce des racines pourries
Dans le ciment, le coke et la suie
Un ministère pour avoir su se taire
Pour l’autre, un banc dans la rangée d’en arrière

Dans le même chaudron, le lièvre et la tortue
Soufflent sur les braises, suggèrent les épices
Nous noient dans le bouillon sans poser de question
La saumure sent sur, pis ça goûte la pisse
La peur et la sueur des travailleurs.

Et partout sous nos clochers, dans nos villages
On en voit tendre la main
Pour se servir dans le buffet au passage
Faire du millage sur le retour du train
Sur les poubelles ou sur demain
Faisant taire les opinions contraires

Dans le coin droit, avidement, évidemment
Les pas élus tant que ça
Les petits rois, les petits poids
La légion de siphons silencieux par choix ou par droit
La ligue des « gratte-moi »le C.A
Les ripaillistes déductibles dans la chambre des compères
Le communautariat narcissique et la culture du don à soi
Parce que l’image, c’est la fondation du pouvoir,
Et que le peuple veut surtout croire
Et sait que charité bien ordonnée
Commence souvent où se termine la liberté

Un ajout de dernière heure
Pour ne pas passer sous silence
La peine, la rage et les pleurs
Personne ne fait le bien en chargeant son arme, je pense
J’irai prier en cachette s’il le faut
Un dieu d’inclusion et de tolérance
Le fou ne représente que sa fêlure, et je pèse mes mots

On n’a rien inventé
Il y en a partout. C’est documenté
Au-dessus, bien sûr, mais aussi en dessous
Juste en dessous du dessus
Qui attendent qu’une bulle crève pour monter
La remplacer

J’espère qu’ils vont tous se reconnaître
Ceux que je n’ai pas nommés
J’aime mieux porter ma parole seul
Que de les voir la tripoter de leurs mains crottées
Ce qui fait que bien souvent je gueule
Sans espoir de rien changer