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2 juillet 2015 12 h 14

OUI AU GAZ ET AU PÉTROLE DE LA GASPÉSIE

C’est en grande partie grâce aux énergies fossiles que nos conditions de vie se sont améliorées au cours des deux derniers siècles. Je ne vois donc vraiment pas en quoi je devrais me sentir coupable de croire au développement industriel, qui peut très bien s’accomplir en harmonie avec l’environnement.

Les militants écolos maudissent les impacts de notre civilisation sur la nature, clamant que nous sommes en train de la détruire et que nous en sommes même, rendus à un point où notre survie comme espèce est en jeu. Est-ce vraiment le cas? Devons-nous céder à leurs demandes d’un mode de vie plus simple?

J’ai envie de comparer la vie d’un Gaspésien de 2015 à celle d’un de ses ancêtres qui vivait avant la révolution industrielle, disons en 1815, il y a donc 200 ans.

Le Gaspésien de 2015 vit dans une maison bien isolée pour l’hiver où le chauffage ne manque pas, avec de la nourriture provenant de partout dans le monde en abondance, à longueur d’année, grâce à la mécanisation de l’agriculture, les fertilisants, les insecticides, et les moyens de transport pour acheminer celle-ci. Il peut boire une eau qui ne met pas sa santé en danger grâce aux aqueducs, et les eaux usées sont évacuées par les égouts, pendant que les déchets sont régulièrement ramassés par des compagnies spécialisées. S’il est malade, il peut compter sur un système de santé utilisant de nombreux dérivés d’énergies fossiles pour le remettre sur pied. Ce Gaspésien a aussi accès à de multiples loisirs et peut vivre vieux et en santé, dans un confort plus grand que celui de millions d’êtres humains du monde actuel.

La vie de l’ancêtre de 1815 ressemblait à quoi? Celui-ci vivait dans une maison mal chauffée, où la boucane de cheminée rendait l’air vicié. Son environnement était sale, à cause de l’absence de moyens sanitaires modernes : pas de douche, pas de bain, pas de toilette, pas d’égout. Les animaux qui vivaient à proximité souillaient le sol de leurs déjections qui allaient le plus souvent contaminer l’eau de la source où toute la famille s’abreuvait. Une mauvaise récolte signifiait la famine en hiver, et que dire de nombreuses maladies et d’autres facteurs qui réduisaient l’espérance de vie?

Le bond en avant que nous avons vécu depuis l’époque de notre ancêtre a été rendu possible notamment grâce au pétrole. Ce Gaspésien préindustriel serait HEUREUX de vivre en Gaspésie en 2015 et aussi probablement heureux d’apprendre que cette richesse qui a permis un grand bon en avant pour notre civilisation est aussi disponible sous ses pieds.

Le plus grand problème auquel nous faisons face relativement au développement pétrolier et gazier en Gaspésie n’est pas selon moi lié à l’exploitation en tant que telle, mais plutôt à toute la désinformation qui a cours, autant de la part des médias que des groupes qui s’opposent au pétrole.

Les médias couvrent-ils objectivement le dossier du pétrole en Gaspésie? Je n’en suis pas convaincu. En décembre dernier par exemple, Radio-Canada parlait d’une centaine de militants contre les hydrocarbures marchant dans les rues de Gaspé et d’une quarantaine bloquant l’accès au puits Haldimand 4. De bonne source, et de toute façon on n’a qu’à regarder les images et les photos, en réalité une quarantaine de personnes ont marché et une dizaine occupait le campement, dont plusieurs étaient des habitants des grands centres (pas des gaspésiens) venus spécifiquement pour manifester.

À propos de ce que pense réellement la population du sujet, Pétrolia a mandaté la firme Léger marketing pour réaliser un sondage. Les résultats révèlent que 69 % des personnes interrogées sont POUR que l’on aille de l’avant dans ce projet. Le sondage a été réalisé du 13 au 20 novembre 2014 dernier, auprès de 500 citoyens de Gaspé. La marge d’erreur est de +/- 4,4 %, 19 fois sur 20. Je vous invite à lire l’article de Nelson Sergerie portant sur le sujet, qui a été publié en février dans le Journal de Montréal, vous obtiendrez aussi plus de détails.

Les manifestants contre l’exploitation des ressources naturelles du sous-sol gaspésien comme ces jeunes de l’ASSÉ qui annonçaient le printemps dernier leur intention de venir militer chez nous durant la période estivale souffrent selon moi d’un grand mal appelé « ingratitude ». Il est aisé de gueuler contre les grandes compagnies, confortablement assis dans un café branché montréalais, en pitonnant sur un téléphone intelligent tout en rêvant de gagner un salaire dans les six chiffres à travailler dans une ferme bio, après avoir obtenu un diplôme dans un domaine aux débouchés douteux.

Or, ces opposants, qui criaient aussi contre le « 1 % » il y a quelques années, devraient aussi à mon avis réaliser annuellement un « stage » représentant 1 % de l’année, grosso modo trois jours, de l’âge de 12 ans jusqu’à la fin de leurs études. Trois journées passées en forêt, dans une cabane, ne disposant d’aucune technologie moderne dérivée du pétrole. Ces jeunes auraient le choix de demeurer dans le froid et d’avoir faim durant 72 heures, ou bien ils pourraient couper du bois pour alimenter le poêle et peut-être tuer du gibier pour se nourrir. J’ai la drôle d’impression que leur perception de la question changerait!

Le temps est venu de cesser de chercher à sauver la planète des humains et plutôt nous consacrer à trouver des moyens pour améliorer la planète pour ceux-ci, l’exploitation du pétrole et du gaz en territoire gaspésien va dans ce sens. C’est pour cela que je dis « OUI » sur la question.