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Économie
6 mai 2015 11 h 56

OUI AU GAZ ET AU PÉTROLE DE LA GASPÉSIE

Le Québec est un importateur de pétrole et de gaz naturel. Chaque année, nous envoyons à l’étranger plus de 10 G$ pour combler nos besoins en pétrole et en gaz. Pendant que d’autres économies s’enrichissent en comblant nos besoins, ce sont des milliers d’emplois qui ne sont pas créés en sol québécois. Avec les découvertes faites par Pétrolia et Junex en Gaspésie, nous avons la possibilité d’inverser, en partie, cette tendance et de devenir un producteur plutôt qu’un simple importateur.

Selon le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles, le sous-sol de notre région contiendrait un potentiel de 429 millions de barils de pétrole. Avec un potentiel exploitable se situant autour de 5 %, l’aventure est plus qu’intéressante.

Les emplois dans cette filière sont de bons emplois. L’Association des économistes du Québec nous révèle, par exemple, qu’une foreuse en activité crée plus de 90 emplois directs et 125 emplois indirects pour des salaires se situant entre 45 000 et 125 000 $.

Après la filière éolienne, le gaz et le pétrole?
Je me souviens des détracteurs de la filière éolienne au début des années 2000. Ils étaient nombreux au Québec et en Gaspésie à ne pas croire au potentiel de cette énergie pour notre économie. Grâce à une volonté gouvernementale ferme, nous avons mis 15 ans à bâtir une filière crédible qui a représenté une véritable planche de salut pour l’économie de notre région. Nous sommes devenus des champions dans le domaine de la formation, de la recherche, de la fabrication, de l’assemblage, de la construction et de l’exploitation. Nous avons permis à des centaines d’entreprises de partout au Québec de développer une nouvelle expertise et un nouveau savoir-faire. La Gaspésie et la MRC de Matane sont devenues des régions phares dans le domaine de l’éolien au Canada et en Amérique du Nord. Cette nouvelle filière nous a donné des ailes et nous a permis de démontrer au Québec tout entier que les Gaspésiens ont, eux aussi, la capacité et le potentiel de contribuer à l’enrichissement collectif de notre société. Pourquoi ne pas aspirer à la même ambition pour le gaz et le pétrole? Une fois de plus, démontrons aux citoyens du Québec que la Gaspésie peut et veut faire plus. Unissons nos forces et notre voix pour crier et haut fort, que nous ne sommes pas condamnés à vivre au crochet des gouvernements et que nous refusons le rôle de « mendiant » dont  certains  « bien-pensants » se plaisent à nous qualifier!

La Gaspésie, grâce à son gaz et son pétrole, peut générer une nouvelle richesse et de nouveaux revenus pour une province qui en a bien besoin. Dans un contexte où nous cherchons à améliorer la qualité de nos services publics et en préserver le caractère « universel », il devient impératif de mettre en valeur nos ressources naturelles. À cet égard, la Gaspésie ne saurait manquer cet important rendez-vous avec l’histoire.

L’exemple terre-neuvien
La province de Terre-Neuve, considérée comme un enfant pauvre du pays jadis, produit aujourd’hui 30 % de tout le pétrole brut du pays. En 20 ans, son produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 52 %. Concrètement, grâce au virage pétrolier, Terre-Neuve a amélioré la qualité de vie de ses citoyens en leur permettant de gagner de meilleurs salaires et d’améliorer leur pouvoir d’achat. Cette province s’est aussi dotée d’une marge de manœuvre qui a permis d’améliorer la qualité de ses services publics. Aujourd’hui, plus de 4 000 travailleurs dépendent directement de cette industrie.

Et l’environnement?
Nous avons la chance d’avoir des gisements identifiés de gaz et de pétrole qui sont dits « conventionnels », pour lesquels les techniques d’extraction sont bien connues et parfaitement conciliables avec la protection de notre environnement. Contrairement à d’autres régions au Québec, la Gaspésie a un historique en matière d’exploration gazière et pétrolière. Il faut remonter en 1865 pour trouver les premières traces de travaux d’explorations sur notre territoire. Plus de 150 ans après ces premiers travaux, le moment est venu de passer à l’action. Disons oui à tout ce potentiel!