• mardi 10 décembre 2019 14 h 01

  • Météo

    10°C

  • Marées

Actualités

6 mai 2014 11 h 57

AL-TO-GÎTES à la recherche d’une municipalité d’accueil

NEW CARLISLE - L'organisme AL-TO-GÎTES abandonne son projet d'implantation d'une maison de thérapie à New Carlisle et se retrouve en recherche pour une municipalité d’accueil.

Cette décision a été prise après que le conseil municipal ait  retiré son appui au projet, qui prévoyait la mise en place d’un service de thérapie de 24 semaines pouvant accueillir 15 résidants, ayant des problèmes de dépendances, comme à la drogue, l’alcool et le jeu.

Le fondateur, David Grenier et la présidente, Mélanie Chapados, soutiennent que le conseil municipal s’est rendu aux arguments de certains citoyens qui ne souhaitaient pas voir la maison de thérapie avoir pignon sur rue dans le bâtiment visé, au 152 boulevard Gerard D. Lévesque.

La Ville justifie sa décision par l’absence de stationnement. Le maire, Stephen Chatterton, explique qu’en vertu de la réglementation, les promoteurs devaient s’assurer d’avoir suffisamment d’espaces de stationnement pour obtenir le permis permettant le changement de vocation du bâtiment, ce qui n’est pas le cas actuellement. « Il n’y jamais eu de blocage. La question du stationnement a été discutée dès le début du projet et n’a jamais été réglée. On a même proposé aux promoteurs de s’établir ailleurs sur le territoire », dit-il, ajoutant que « c’était un bon projet ».

La présidente d’AL-TO-GÎTES, Mélanie Chapados, estime plutôt que la crainte de voir une maison de thérapie à New Carlisle est la vraie raison qui explique la volte-face du conseil municipal. « Les gens dans le milieu avaient peur qu’une ressource comme la nôtre soit installée en plein cœur de New Carlisle », pense-t-elle, ajoutant que les « administrateurs sont déçus » du dénouement. « Écoutez, nous avions déboursé 3 500 $ pour le plan d’architecte et développé un plan d’affaires avec le CLD. Maintenant, nous devons recommencer ailleurs », dit la présidente.

L’argent amassé grâce aux dons des citoyens n’est cependant pas perdu. Les promoteurs sont en discussion avec deux municipalités de la Baie-des-Chaleurs pour établir la maison.