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20 juin 2014 15 h 09

Armées canadienne et française : un débarquement pratiqué à Rivière-au-Renard

RIVIÈRE-AU-RENARD – Environ 200 militaires ont débarqué à Rivière-au-Renard par voie de mer vendredi matin. Un exercice militaire rare, qui a impliqué la marine française et le 1er bataillon du Royal 22e régiment de Valcartier.

Dès la nuit de jeudi à vendredi, des plongeurs ont inspecté l’entrée du quai de Rivière-au-Renard pour s’assurer qu’il n’était pas miné. Des ingénieurs de combat ont ensuite débarqué en zodiac sur les berges près du quai D’Amours pour créer un espace sécurisé.

Au matin, les Renardois ont pu voir ancré au large le navire français Mistral, un porte-hélicoptère d’assaut de 200 mètres de long. La frégate La Fayette, qui l’accompagne, croisait aux alentours.

Le flanc du Mistral s’est ouvert pour laisser passer des péniches chargées de 200 militaires canadiens et d’une dizaine de véhicules blindés légers. Elles ont débarqué les troupes et les véhicules sur la berge sous les regards de quelques dizaines de curieux.

Un convoi militaire a ensuite emprunté la route 197 jusqu’à l’aéroport de Gaspé. Les militaires débarqués se sont emparés de l’aéroport alors que d’autres soldats jouaient les forces ennemies.

Tout au long de l’opération, des hélicoptères Griffon canadien et Puma français ont survolé les environs.

L’exercice s’est déroulé dans une atmosphère bon enfant, où les curieux ont pu s’approcher des véhicules et discuter avec les militaires.

Un exercice rare

Il s’agit d’un exercice rare, explique le capitaine Mathieu Dufour, puisque l’armée canadienne ne possède pas l’équipement amphibie pour mener des opérations de débarquement. « Je n’ai pas eu connaissance qu’il y ait eu un débarquement amphibie dans les trente dernières années au Québec, dit-il. C’est en l’exécutant qu’on peut voir comment on se débrouille et comment on peut s’améliorer. »