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21 janvier 2013 15 h 25

Assurance-emploi : Ottawa rejette toutes les motions

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La majorité conservatrice siégeant au comité permanent des Ressources humaines a rejeté toutes les demandes visant à identifier les conséquences de la réforme de l'assurance-emploi.

C’est du moins ce qu’affirme le député néo-démocrate de la circonscription de Montmagny-l’Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup, François Lapointe, qui siège à ce comité. Ce dernier indique que plusieurs motions en ce sens ont été déposées et qu’elles ont toutes été refusées d’emblée, forçant même un huis clos, déplore M. Lapointe.

«On a, à quatre reprises, déposé une motion demandant qu’il y ait une étude conduite par le comité portant sur les conséquences de la réforme dans l’Est du Canada. Et les quatre motions ont été reçues par la majorité conservatrice par un huis clos. C’est-à-dire qu’avant même qu’on puisse voter sur ces motions-là, les journalistes sont expulsés, la salle, les micros et les caméras sont fermés! Et j’ajouterai que, dans les quatre tentatives, nous n’avons même pas obtenu le début d’une consultation auprès des gens concernés».

Le député soutient également que les conservateurs ont refusé que soient organisées des audiences publiques afin de permettre aux industriels de la pêche et de la foresterie, entre autres, de présenter leurs doléances devant le comité.

«On souhaitait donner la possibilité aux représentants de ces industries, qui créent des centaines et des milliers d’emplois, de venir dire au comité combien ils sont inquiets devant la possibilité de perdre leurs ressources humaines en raison de la réforme de l’assurance-emploi. Alors si la réforme est si bonne selon les conservateurs, pourquoi refusent-ils systématiquement de rencontrer ces gens-là?», se questionne M. Lapointe.

Le député compte d’ailleurs trouver une façon «de forcer une rencontre» avec la ministre des Ressources humaines du Canada, Diane Finley, le mois prochain.

Réaction de Philip Toone

De son côté, le député fédéral de la Gaspésie-les-Îles, Philip Toone, se dit «déçu, mais pas surpris» de l’attitude des conservateurs qui refusent que des études soient produites relativement aux conséquences de la réforme de l’assurance-emploi. «On ne nous dit rien. Le gouvernement travaille dans la noirceur. On sait qu’au bout du compte, le gouvernement va sauver de l’argent, mais il ne veut pas nous dire l’impact réel».

Philip Toone ajoute que Service Canada a, à son tour, refusé des demandes d’élus qui souhaitent que des sessions d’information portant sur les mesures de la réforme de l’assurance-emploi soient organisées dans les régions. «Services Canada a reçu l’ordre de ne pas expliquer les mesures de la réforme».

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