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18 août 2014 16 h 24

Chemin de fer :Québec réfléchit toujours

Gilles Gagné

Journaliste

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NEW RICHMOND – La direction de la Société du chemin de fer de la Gaspésie demeure sans nouvelle de Transport  Québec quant à une subvention nécessaire pour le rehaussement de la capacité portante des ponts situés sur son réseau reliant Matapédia à Gaspé.

Éric Dubé, président de la Société du chemin de fer (SCFG), a rencontré le ministre des Transports, Robert Poéti, le 6 août, pour lui présenter les détails d’une demande de financement de 35 M$.
 
Même s’il est connu depuis un an que l’enveloppe portant sur l’amélioration des infrastructures ferroviaires allait être à sec en Gaspésie dès le début de 2014, Québec se fait toujours attendre. Éric Dubé ne blâme toutefois pas l’État pour le moment.
 
« Il ne faut pas se le cacher, ils ne signeront pas de chèque en blanc », dit-il à propos des fonctionnaires évaluant le dossier. On avait des choses à rétablir, au niveau de la confiance ».
 
Cette confiance des autorités à l’endroit de la SCFG a été écorchée par l’emploi d’une solution saline comme herbicide, à l’été 2013. La solution avait endommagé certains signaux électriques aux passages à niveau entre Matapédia et New Carlisle. Via Rail, l’un des deux gros clients de la SCFG, avait alors décidé de suspendre son service à l’est de Matapédia, suspension toujours en vigueur.
 
À la fin du printemps, la SCFG avait choisi de déposer un plan devant s’échelonner sur les deux prochaines années, afin de diviser ses besoins globaux, établis à 105 M$ en cinq ans afin de sécuriser le tronçon gaspésien pour le prochain quart de siècle.
 
Présentement, Éric Dubé ne parle même plus d’un plan de 33 M$ pour deux ans, mais d’un plan de 35 M$ sans échéance.
 
« On préfère parler d’étapes. Les 35 M$ visent à ramener le train de passagers à New Carlisle, à assurer une capacité de 263 000 livres jusqu’à Port-Daniel, et une capacité de 225 000 livres jusqu’à Gaspé, pour assurer le passage du train touristique et des pales éoliennes », explique le maire.
 
Ces 263 000 livres comprennent le poids du wagon à vide, poids qui se situe à environ 60 000 livres, et le poids de la marchandise, à environ 200 000 livres. La plupart des tronçons principaux supportent un poids de 286 000 livres par wagon.
 
L’État, en plein exercice avoué de compressions budgétaires, cherche-t-il à épargner en ne dirigeant pas d’argent vers le réseau ferroviaire gaspésien cette année? « Ce n’est pas à moi de répondre. C’est un nouveau gouvernement. Leurs gens révisent l’historique, notre dossier de A à Z. Ils ont été très positifs aux arguments que nous avons présentés. Ils savent que notre situation est urgente », explique Éric Dubé.
 
La SCFG fonctionne avec très peu de personnel d’entretien depuis la fin de juin, puisque la presque totalité des travailleurs a été mis à pied, faute de budget. La scierie de Temrex à Nouvelle constitue sa principale source de revenus. M. Dubé avouait au printemps qu’il ne faudrait pas qu’une tâche importante d’entretien se manifeste, le transporteur n’ayant pas les moyens de réparer.

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