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17 avril 2013 9 h 29

Chômage : des manifestants se heurtent à des portes closes

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CHANDLER - Une quarantaine de personnes ont manifesté hier après-midi devant l'édifice qui abrite Postes Canada et  Service Canada à Chandler pour dénoncer la réforme de l'assurance-emploi.

Sous surveillance policière, les manifestants ont bien tenté de se rendre au second étage du bâtiment où logent les bureaux de Service Canada afin de les occuper pendant une heure, mais ils se sont heurtés à des portes closes, déplore l’un des organisateurs et citoyens de Percé, Gilbert Bourget. «Je ne suis pas surpris, mais plutôt déçu parce que, en général, quand on avise les forces policières (comme cela a été le cas à Chandler hier) et Service Canada, ne serait-ce que cinq minutes à l’avance, ils sont compatissants et acceptent de tolérer les gens un minimum d’une heure. C’est ainsi que cela a été fait dans plusieurs localités.»

«Nous sommes venus ici pour dire que nous ne sommes pas d’accord avec la réforme de l’assurance-emploi. Nous demandons au gouvernement de reculer et de transformer ce programme à l’avantage des travailleurs et non pas à leur désavantage comme c’est le cas présentement», a ajouté M. Bourget.

Déjà le trou noir

Rencontrée aussi sur les lieux, la prestataire de l’assurance-emploi et employée de la SÉPAQ en saison estivale à Percé,  Anita Blais, est victime du trou noir, c’est-à-dire une période sans revenu jusqu’au début de l’ouverture de la saison touristique. «J’ai eu mon dernier chèque d’assurance-emploi (hier), dit-elle. C’est difficile à vivre comme situation. Je tombe sans argent. Et je commence à travailler le 20 mai. Sauf que j’aurai ma première paye seulement trois semaines plus tard, ce qui fait que je vais me retrouver sans revenu pendant neuf semaines», s’inquiète Mme Blais.

 Les manifestants venaient d’aussi loin que Barachois et Bridgeville.