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11 février 2021 10 h 06

Dossier transport : Devenir électromobiliste… et ne plus revenir en arrière

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Plusieurs mythes persistent sur les véhicules électriques : autonomie, durée de vie, pollution causée par les batteries, interminable liste d’attente chez le concessionnaire, etc. Mais de plus en plus de Gaspésiens choisissent de devenir électromobiliste pour plusieurs raisons. GRAFFICI explore ce mode de transport qui gagne en popularité.

SAINT-MAXIME-DU-MONT-LOUIS | Dany Bergeron est à l’origine du groupe Rouler Vert la Gaspésie qui souhaitait, dès 2016, implanter des bornes de recharge de niveau deux pour les voitures électriques. Après avoir inauguré 11 bornes en 2016, il avait l’objectif d’atteindre le chiffre 100 en 2018.

Trois ans plus tard, ce pharmacien et informaticien qui avait notamment acheté une Kia Soul pour son service de livraison de médicaments aura fait installer 83 bornes. « C’est maintenant Hydro-Québec qui développe les bornes rapides. Ça continue à faire son chemin par soi-même. »

Voyageant régulièrement entre Saint-Maxime-du-Mont- Louis et Québec avec sa Tesla 3 pour son travail en informatique, l’autonomie et le réseau de bornes de Tesla ont constitué des critères importants. « Quand on veut aller en ville ou aller loin, les bornes de Tesla ultra-rapides sont indéniablement incontournables. Ça répond au besoin », dit-il pour expliquer son choix.

« La Kia Soul électrique que l’on a pour la pharmacie est très impressionnante. Elle a une grande autonomie. On a même aucune inquiétude l’hiver pour les 200 kilomètres qu’il nous arrive de faire quotidiennement pour répondre à nos besoins. »

À ses yeux, la barrière de la distance n’existe plus et il calcule économiser 75 % de ses coûts de déplacements, sans compter les économies sur l’entretien. « On vient de faire, avec la Kia Soul, son premier entretien sous garantie passé 60 000 kilomètres! ».

Jérôme Tardif en est, quant à lui, à son deuxième véhicule électrique. Son premier était une Nissan Leaf 2015 100 % électrique achetée en 2017, avec une autonomie de 140 kilomètres. Il l’a récemment remplacé par un véhicule hydride Chevrolet Volt usagé après avoir eu un problème avec sa première voiture, car le choix dans le marché de l’usagé est encore restreint. « C’était un accident de parcours, mais je tenais à garder un véhicule électrique. »

Celui qui est responsable des communications à la Ville de Gaspé estime qu’un électromobiliste doit choisir sa voiture selon ses besoins au quotidien. « Je suis à une dizaine de kilomètres de mon lieu de travail. J’ai besoin d’environ 25 kilomètres. Ça dépend toujours. Pour un véhicule électrique, il faut évaluer ses besoins au quotidien car ça représente environ 95 % de tes déplacements. »

Le père de famille explique que sa voiture électrique est son deuxième véhicule, le premier étant à essence. Son passage à l’électrique constitue une économie majeure car son VUS consommait 13 litres par 100 kilomètres. M. Tardif estime que pour une distance annuelle de 20 000 kilomètres, sa facture d’énergie est passée de 4000 $ à 450 $.


Jérôme Tardif en est à sa deuxième voiture fonctionnant en partie à l’électricité. Photo : Nelson Sergerie


Dany Bergeron conduit une Tesla 3. Il est l’instigateur du réseau de bornes électriques en Gaspésie. Photo : Offerte par Dany Bergeron.

 

Cliquez ici pour lire la première partie du dossier : La distance ne compte plus vraiment