• mercredi 11 décembre 2019 00 h 46

  • Météo

    2°C

  • Marées

Actualités

8 décembre 2013 23 h 06

La cimenterie refait surface en commission parlementaire

Partager

PORT-DANIEL-GASCONS - Des écologistes ont profité de la commission parlementaire sur l'inversion du flux du pétrole de l'ouest canadien vers le Québec tenue la semaine dernière pour demander à nouveau de soumettre le projet de cimenterie de Port-Daniel de Ciment McInnis d'un milliard de dollars a un Bureau d'audiences publiques sur l'environnement.

Dans son mémoire, l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) recommande au gouvernement de s’opposer à la venue et à l’utilisation au Québec du pétrole bitumineux et du pétrole de schiste. Tiré en grande partie du rapport de recherche publié en septembre dernier par l’AQLPA et Greenpeace, le mémoire rappelle l’importance de conduire une véritable évaluation environnementale du projet d’oléoduc d’Enbridge. Cette évaluation doit inclure toutes les facettes, dont l’impact sur les changements climatiques ainsi que les impacts liés au transport du pétrole, à son raffinage et à la production de déchets de raffinage comme le coke de pétrole qui sera utilisé comme combustible pour la cimenterie gaspésienne. D’ailleurs, l’une des recommandations de l’organisme émise devant les parlementaires le 3 décembre est de soumettre ce projet à l’examen d’un BAPE, note son président André Bélisle en entrevue.

«Nous on demande un BAPE encore une fois et on espère que Québec finira par entendre raison. C’est très polluant le coke de pétrole et c’est important de faire le tour de la question afin d’être au fait de l’ensemble des impacts sur l’environnement de ce projet». M. Belisle a fait valoir que le pétrole de coke issu du raffinage des sables bitumineux via les projets de pipelines comme celui d’Enbridge ou encore celui de Transcanada  pourrait servir à terme à la cimenterie. Quand on rappelle à M. Belisle que le président de Ciment McInnis, Christian Gagnon, avait déjà qualifié cette idée de «farfelue», André Bélisle persiste: «Mais pas du tout!»