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12 avril 2012 10 h 31

La Martre sous administration de la Commission municipale

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Le gouvernement place la municipalité de La Martre sous administration provisoire de la Commission municipale du Québec (CMQ).

La mairesse de La Martre, Claudette Robinson, confirme que le vice-président de la CMQ a communiqué avec elle et qu’une rencontre est imminente. Dans quelques jours, le vice-président de la CMQ, Robert Pagé, devrait se rendre à La Martre afin de rencontrer les seules personnes qui n’ont pas remis leur démission: la mairesse Robinson, la conseillère Guylaine Marin et la directrice générale, Marie Hudon.

L’attachée de presse du ministre des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, Julie Boivin, qui a spécifié que Laurent Lessard ne ferait aucun commentaire sur le dossier de La Martre, confirme elle aussi que la Commission municipale est saisie du dossier pour des raisons purement administratives.

Selon la porte-parole du ministère des Affaires municipales, la mise sous tutelle de la municipalité n’est pas envisagée. «La tutelle, c’est l’assujettissement d’une municipalité au contrôle de la Commission, précise Émilie Lord. Ça se fait à partir d’un décret du gouvernement du Québec. Dans le cas de La Martre, on parle d’administration provisoire, qui est une mesure qualifiée de transitoire quand il n’y a plus quorum.»

Comme cinq conseillers municipaux sur six ont remis leur démission la semaine dernière, la municipalité ne peut plus tenir d’assemblées. La CMQ viendra, par conséquent, donner un coup de main d’ici la tenue d’élections partielles qui permettra de pourvoir les postes laissés vacants. La date de l’élection doit être fixée par la municipalité dans les quatre mois suivant la constatation des vacances des membres du conseil.

«Si les gens qui sont élus réussissent à bien travailler ensemble et qu’un climat normal revient, l’administration provisoire devrait être levée», soutient Mme Lord.

Le préfet appelle au calme

À peine revenu de vacances du Mexique, le préfet de la Haute-Gaspésie s’est empressé de prendre connaissance du dossier à travers la multitude de courriels reçus pendant son absence. «C’est désolant», se résout-il à admettre.

Mardi, M. Cormier a profité de la visite du ministre responsable de la région, Yves Bolduc, pour lui présenter la mairesse de La Martre, qui était présente lors de l’annonce confirmant le retour du service d’obstétrique du Centre de santé et de services sociaux de la Haute-Gaspésie.

«J’ai dit au ministre que ce serait très apprécié qu’il intervienne personnellement dans le dossier auprès du ministre des Affaires municipales parce que je veux que le calme, la sérénité et la paix reviennent à La Martre, indique-t-il. Je ne veux pas que ça continue dans un climat comme ça. C’est épouvantable, c’est inadmissible.»

Au dire du préfet, le Dr Bolduc l’aurait assuré de son appui afin de trouver, avec le ministère, les avenues possibles pour que la municipalité de 268 habitants puisse retrouver un fonctionnement normal dans les meilleurs délais.

Dans ce litige, le préfet Cormier déplore la recommandation qui aurait été faite de congédier l’employé responsable du phare. «Yves Foucreault a, comme tout le monde, des qualités et des défauts, soutient-il. Mais je trouve ça dommage qu’on le tasse. Il avait même été reconnu par l’Association touristique de la Gaspésie et il a donné 35 ans de sa vie au phare de La Martre. Il ne mérite pas d’être tassé.»

La mairesse n’est pas prête à parler

Pour une troisième fois, GRAFFICI.CA a réitéré sa demande d’entrevue auprès de la mairesse Robinson, qui était présente lors de l’annonce du ministre Bolduc à l’hôpital de Sainte-Anne-des-Monts. Celle-ci a décliné la demande, prétextant qu’elle n’était pas prête à parler. Elle s’est contentée de dire qu’elle ne trouvait pas la situation facile et qu’elle ne voulait pas entrer dans le jeu des conseillers qui la dénigrent. «Je ne parlerai pas en mal des autres», a-t-elle laissé tomber.