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21 décembre 2012 11 h 39

L’Agence de santé veut revoir certains de ses services

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L'Agence de la santé et des services sociaux de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine a mis sur pied un groupe de travail qui se penchera sur les façons de faire des établissements de santé de Murdochville, Grande-Vallée et Paspébiac.

Composé de directeurs des services professionnels, de médecins, d’infirmières ainsi que de représentants de l’Agence, des milieux et des établissements de santé, le comité d’une douzaine de participants aura pour tâches d’évaluer et d’analyser les services offerts dans ces milieux à faible densité de population.

«Ça s’inscrit dans une démarche très large où on reverra toutes les façons de faire, secteur par secteur, explique la présidente-directrice générale de l’Agence, Yolaine Galarneau. Ce ne sont pas seulement les réductions budgétaires qui nous amènent vers cet exercice. Je n’ai pas dit qu’on changerait, mais on veut revoir, à la lumière des transformations cliniques, l’offre de services qui est faite dans ces milieux-là. Quelle serait la plus-value pour notre population? C’est à la lumière de l’analyse que nous en ferons qu’on veut valider ce qui est la base de l’offre de services la plus optimale, aujourd’hui, dans ces trois milieux.»

Transformation et évolution

Le groupe de travail prendra en considération la transformation et l’évolution des services de santé et des services sociaux qui se sont amorcées ces dernières années et qui ont changé certaines pratiques professionnelles.

Le Dr Galarneau cite en exemple la transformation des soins de longue durée, où les gens hospitalisés sont de plus en plus en perte d’autonomie, requérant, par le fait même, plus de soins. «Le virage vers le domicile se fait largement et la transformation se fait aussi dans les ratios des gens qui donnent le service, décrit-elle. Autrefois, on avait presque seulement des infirmières à domicile. Maintenant, il y a des infirmières, des infirmières auxiliaires et des préposés qui se partagent les tâches en fonction des besoins bien identifiés de la personne.»

«On a eu longtemps l’habitude de donner à la personne la plus qualifiée, donc la personne qui pouvait tout faire, l’ensemble des tâches, poursuit-elle. Maintenant, avec les transformations de la loi 90, il y a eu augmentation des besoins. On a eu tendance à scinder les tâches, comme on le faisait en milieu hospitalier, avec des tâches réparties en fonction des différents types d’emplois.»

Selon la présidente-directrice générale, les changements dans la pratique des ambulanciers invitent aussi à la réflexion. «Nos ambulanciers ont maintenant des défibrillateurs à bord des ambulances, ils ont le droit de donner certains médicaments et peuvent intuber des gens qui ont des difficultés respiratoires, énumère-t-elle. II y a des transformations dans les actes qu’ils peuvent faire, de sorte que pour le volet de la traumatologie, ça change la donne.»

Trois rencontres du comité de travail sont prévues, avec du travail à faire entre chacune. À la lumière des recherches et des analyses qui en résulteront, des recommandations seront déposées à la fin mars. «Nous aurons aussi en même temps, je l’espère, les recommandations du comité national qui se penche aussi sur ces enjeux-là à l’échelle de la province», indique-t-elle.