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1 juillet 2013 16 h 23

Le Collectif Aliment-Terre voudrait ouvrir à l’année

PASBÉBIAC-  Le collectif Aliment-Terre, de la MRC de Bonaventure a réitéré, mercredi lors de son assemblée générale, sa volonté d’ouvrir ses portes à l’année, ce qui nécessiterait plus de subventions.

«Je siègerai à la rencontre des membres de la Table de concertation en sécurité alimentaire (TCSAGÎM) avec le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre le 2 juillet prochain, pour demander une augmentation des subventions,» explique la coordinatrice du Collectif Aliment-terre, Cindy Delarosbil, devant une vingtaine de membres venus assister à l’assemblée générale annuelle.

L’association qui propose des services de dépannage alimentaire d’urgence de Port-Daniel à Saint-Siméon, a touché cette année 68 000 $ de l’Agence de santé et des services sociaux de la région: un montant qui permet à l’association d’ouvrir ses portes d’août à mars. «Selon les critères du cadre de financement des organismes communautaires de l’Agence de santé, notre collectif devait avoir un seuil plancher, ce qui signifie minimum, de 150 000$ de subventions. On en touche 45 % et on nous demande des comptes ensuite parce qu’on n’est pas ouvert à l’année,» soulève Mme Delarosbil.

Il y a quand même eu une augmentation des aides d’année en année. Le collectif fermé depuis le 31 mars dernier, a ainsi pu ouvrir ses portes trois semaines au mois de juin. «Cela a permis aux gens très touchés par le trou-noir de venir et de recevoir le dépannage alimentaire,» explique Mme Delarosbil. Les cuisines d’urgence ont été également ouvertes.

Faute de sous, les jardins communautaires sont fermés depuis deux ans. Le collectif privilégie les cuisines partagées et les ateliers d’information. «Il faut que ça continue et que ça puisse rester ouvert toute l’année,» demande une des cuisinières participantes, Micheline Duchesneau.

146 dépannages alimentaires

Ces groupes achètent des produits et confectionnent des repas en groupe. Mme Duchesneau y vient pour apprendre à cuisiner mais surtout pour rencontrer le monde. Selon les données du collectif, la majorité des bénéficiaires sont des personnes seules.

En 2012, c’est au total, 146 dépannages alimentaires qui ont été réalisés pour des situations d’urgence. «On a eu aussi 34 nouvelles inscriptions au dépannage, c’est beaucoup,» constate la coordinatrice du collectif.  

Rappelons qu’Aliment-Terre existe depuis 2004. Il travaille à soulager la faim sur le territoire et sensibilise la population au phénomène de la pauvreté.

Texte modifié le 1er juillet, 21 h 00.