• jeudi 12 décembre 2019 13 h 52

  • Météo

    -11°C

  • Marées

Actualités

4 août 2014 13 h 58

Le Robin de Barachois retapé à l’ancienne

BARACHOIS – À l’heure où des épiceries de village peinent à survivre, le Robin de Barachois complète des travaux de rénovation de 400 000 $. Et le nouveau look du magasin général attire l’attention des touristes, note son propriétaire, Harris Thompson.

Le bâtiment construit en 1909 commençait à se détériorer, indique M. Thompson. « J’ai décidé que tant qu’à le réparer, on le referait très semblable à ce qu’il était en 1909. »

La nouvelle façade, verte et crème, est conforme à l’originale. L’inscription « Robin 1909 » est visible en hauteur, mais le nouveau nom, « Magasin général Thompson » est davantage en évidence. L’intérieur a également été rafraîchi, et des pans de mur en lamelles de bois lui assurent une allure ancienne.

« Depuis que les rénovations ont commencé, on voit du nouveau monde. Il y a plus de touristes et même des gens qui viennent nous féliciter », indique M. Thompson.

Le commerce conserve sa vocation de magasin général en vendant de la nourriture, des articles de quincaillerie et des matériaux de construction. « On est probablement le seul vrai magasin général restant en fonction en Gaspésie », estime le propriétaire.

Sauvé en 2005

En 2004, la Robin, Jones and Whitman s’était mise sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers. À la fin de 2005, le syndic de la compagnie avait semé la consternation à Barachois en ordonnant la fermeture du magasin général.

Le gérant du magasin, Carl Bond, a alors acquis le commerce avec l’aide de Harris Thompson pour s’assurer qu’il redémarre peu après. Par la suite, M. Thompson est devenu seul propriétaire du Robin. M. Bond, à l’emploi du magasin depuis 47 ans, est toujours le gérant.

Le cœur de Barachois

« Ce n’est pas une grosse entreprise et je ne l’ai pas achetée pour faire du profit, affirme M. Thompson. Je l’ai acquise parce que c’est le cœur de Barachois et que je pensais que la fin du Robin signifierait la fin de Barachois. Je veux que les gens de la place aient un endroit pour se procurer ce dont ils ont besoin. »

Harris Thompson, 72 ans, est né à Barachois, a grandi dans le Maine et a fait carrière comme homme d’affaires au Québec et en Ontario. Le Robin de Barachois emploie quatre personnes.