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13 janvier 2014 6 h 17

Lutte à finir avec Ottawa

NEW RICHMOND — La Table de concertation sur l’assurance-emploi de la Gaspésie entend poursuivre le combat pour faire reculer le gouvernement conservateur.

Dans un communiqué émis au lendemain d’une rencontre tenue jeudi dernier à Chandler, les différents acteurs ont fait ressortir les effets pervers et bien réels de la réforme de l’Assurance-emploi.

 

Pour les représentants des syndicats siégeant à la Table, la mobilisation de la population reste toujours primordiale dans le dossier de l’Assurance-emploi, et ce, particulièrement en 2014. « D’ici quelques semaines, plusieurs Gaspésiens et Gaspésiennes seront frappés de plein fouet par les effets négatifs de la réforme de l’Assurance-emploi du gouvernement conservateur », rappelle Suzanne Joncas, représentante du SFPQ. « Les demandes aux banques alimentaires de la région seront accrues et, afin d’être prêtes à répondre à la demande, celles-ci devront faire appel aux plus chanceux d’entre nous pour les soutenir », ajoute Jacques Mimeault, de la CCGÎM-CSN.

 

Le représentant des pêcheurs-employeurs formant le noyau de la pêche côtière dans le sud de la Gaspésie, O’Neil Cloutier, soutient également que la réforme de l’Assurance-emploi a des répercussions négatives à court et à moyen terme sur les emplois saisonniers qu’offre la pêche spécialisée. « Le réel impact après celui engendré par le fameux trou noir (perte totale de revenu pendant plusieurs semaines) sera celui qui verra le jour lorsqu’Emploi Canada appliquera l’ensemble des éléments de dissuasions contenus dans la loi, soutient-il. Notre secteur perdra alors, au profit de l’exode de travail, sa main-d’œuvre spécialisée et formée. »

 

Hôte de la rencontre, la préfète de la MRC du Rocher-Percé, Diane Lebouthillier, a encore une fois invité la population à la mobilisation. « Nous devons continuer de nous battre pour l’Assurance-Emploi. Nous devons au moins conserver nos acquis. Ce n’est peut-être plus la Gaspésie toute seule qui peut changer les choses, mais c’est de la Gaspésie que peut déferler la vague qui fera reculer le gouvernement Harper », a lancé Mme Lebouthillier,