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1 août 2014 11 h 46

Pas d’épandage d’herbicides cet été sur la voie ferrée

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NEW RICHMOND – La confrontation entre la Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG) et la MRC du Rocher-Percé sur l’utilisation d’herbicides pour contrôler la végétation sur la voie ferrée n’aura pas lieu cette année, l’arrosage n’étant pas nécessaire.

« Depuis quatre ans qu’on fait de l’arrosage. On a commencé à prendre le dessus sur la végétation. On a fait le secteur de Matapédia à New Carlisle. Il n’y a aucune mauvaise herbe sur la voie, explique le président de la SCFG, Éric Dubé. Pour Rocher-Percé, on va tout probablement être capable de ne pas arroser et on va s’arranger pour ne pas le faire. On va trouver une autre méthode. »

Au cours des trois dernières années, la MRC a donné plusieurs constats d’infraction à la SCFG à la suite d’opérations d’arrosage aux herbicides, en contravention avec la réglementation en vigueur. Le montant total des amendes s’élève à 27 500 $.

« J’ai rencontré en juin le conseil des maires pour comprendre la réglementation », explique M. Dubé. Selon lui, un « manque d’information » semble être à la base de la confrontation.
 
« Les gens n’étaient même pas conscients qu’on avait besoin d’une autorisation du ministère de l’Environnement. On doit respecter une règlementation provinciale. On doit tout faire approuver », illustre M. Dubé.

La préfète de Rocher-Percé, Diane Lebouthillier, ne ferme plus la porte à une dérogation. « Il y aura d’autres discussions. Moi, en autant que ça respecte le bord de mer, le barachois, les secteurs publics… On a de meilleures relations avec la SCFG », dit-elle, prudente dans ses propos.

« J’ai bon espoir qu’un jour, on va pouvoir s’entendre », espère M. Dubé.
 
Le cas de la MRC de Bonaventure

Dans la MRC de Bonaventure, une demande de dérogation est faite. La société explique aux maires les endroits où l’arrosage sera nécessaire et les élus expriment leurs préoccupations. Par exemple, à Cascapédia-Saint-Jules, pour protéger la rivière à saumon, aucun arrosage ne se fait 60 mètres de part et d’autre de la rivière. « Si on en a à faire, on le fait manuellement », illustre Éric Dubé.

 « Il y a 33 000 milles de voies ferrées en Amérique du Nord. Il y a en a 70 kilomètres dans Rocher-Percé et on arrose dans le reste de l’Amérique du Nord » indique M. Dubé pour démontrer la problématique particulière dans Rocher-Percé.
 
 « On n’a rien à voir dans le processus. C’est Activa Environnement qui détermine les endroits. On n’essaie pas d’en passer des “p’tites vites”», renchérit M. Dubé.
 

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