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28 août 2014 16 h 07

Percé déneigera l’ensemble de son réseau routier

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PERCÉ – La Ville de Percé déneigera l'ensemble de son réseau routier municipal, une décision qui semble s'avérer plus économique que de faire affaire avec l'entreprise privée et qui se veut une suite logique de l'ensemble des décisions prises par l'administration municipale au cours des dernières années.

« Depuis quelques années, la Ville a repris ses contrats. Georges Mamelonet [ex-maire de 2003 à 2008] avait commencé à mettre ça en place. Avec le garage neuf, la voirie est bien organisée. On a une bonne équipe. Les décisions prises dans le passé ont été bonnes », dit le maire André Boudreau.

Le dernier contrat au privé était dans le secteur de Barachois, avec l’entrepreneur Transport Deen Boyle inc. Il prenait fin en avril dernier et l’entreprise n’a pas demandé de renouvellement. « De toute façon, c’était dans notre plan de reprendre tout le réseau routier municipal à la fin du contrat parce que le contrat revenait à environ 10 000 $ du kilomètre alors que nous, on le fait aux environs de 3000 $. Le calcul n’a pas été long à faire », explique M. Boudreau.

En plus de déneiger les 100 kilomètres de routes municipales, la Ville de Percé avait un contrat avec le ministère des Transports du Québec (MTQ) pour ouvrir les routes de Saint-Isidore et de Val-d’Espoir.

Cette année, la Ville prendra en charge pour le MTQ de toute la route Lemieux et de la route 132 entre les deux jonctions de la route Lemieux. « Ils ont été en appels d’offres et n’ont eu aucun soumissionnaire. Ils nous ont demandé si on était intéressé », souligne M. Boudreau.

Le contrat de trois ans est d’une valeur d’un peu plus d’un million de dollars. « On pense qu’on va donner un meilleur service », analyse le maire, qui précise que le scénario de la municipalité a été de calculer les coûts en prévision « du pire ».

Pour pouvoir répondre à la demande, Percé emprunte 651 000 $ pour procéder à l’achat de matériel nécessaire pour réaliser le contrat du MTQ. On parle notamment de l’achat de camions, d’un entrepôt pour le sel de voirie, des camionnettes. « Ça nous fait remettre en même temps nos équipements à jour et d’amortir ces investissements », indique M. Boudreau

Ouvert à davantage

Si l’expérience s’avère concluante avec ce nouveau contrat, Percé n’exclut pas la possibilité de prendre à sa charge la boucle du MTQ dans le secteur de Bougainville et de la pointe Saint-Pierre.

« On est toujours ouvert à regarder les différents scénarios pour rentabiliser et amortir les équipements, sans nuire aux entreprises du secteur privé. Si aucun privé n’a soumissionné, on a l’impression de ne rien voler à personne », indique M. Boudreau.

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