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19 avril 2012 15 h 36

Pétrolia forera deux puits près de Murdochville

Investissement Québec et deux banques québécoises investissent 15 millions de dollars dans Pétrolia. L’entreprise pourra ainsi forer deux puits à proximité de Murdochville.

«Ça fait assez longtemps qu’on dit que c’est important que l’État prenne sa participation», s’est réjoui André Proulx, président de Pétrolia.

Investissement Québec, le bras investisseur du gouvernement du Québec, détiendra 11 % des parts dans Pétrolia, grâce à l’acquisition de 10 millions de dollars en actions. Le principal actionnaire demeure CD Capital du Royaume-Uni, qui a acquis un bloc de 15 % des actions de Pétrolia l’été dernier.

Deux banques québécoises, Valeurs mobilières Banque Laurentienne et la Financière Banque nationale, acquièrent 5 millions de dollars d’actions. «Ça signifie qu’on se donne les moyens de créer une entreprise pétrolière qui appartient principalement à des Québécois», affirme M. Proulx.

Projet Bourque réactivé

Grâce à ces investissements, Pétrolia forera deux puits à une quinzaine de kilomètres au nord-est de Murdochville, près de la route G-103 (La Craque) qui relie Grande-Vallée à Murdochville.

Les puits mesureront 3400 et 2800 mètres de profondeur, et coûteront 10 à 11 millions de dollars au total. Ces forages verticaux serviront à déterminer s’il y a du pétrole ou pas dans la formation Bourque «qui ressemble aux formations qu’on retrouve en Alberta», affirme M. Proulx.

En 2008, Pétrolia avait fait des levés sismiques sur la propriété Bourque en partenariat avec la suisse Pilatus Energy. En raison de difficultés financières passagères, Pilatus n’avait pas poursuivi et Pétrolia avait repris le contrôle de la propriété. Depuis, la firme cherchait un nouveau partenaire avec qui poursuivre l’exploration.

Haldimand n° 4

Les travaux de forage à Bourque commenceront au plus tôt à la mi-juin. Pétrolia profitera de la présence d’équipements pour forer un troisième puits sur la péninsule de Haldimand, à Gaspé.

Haldimand n° 4 sera un forage horizontal de deux kilomètres (un kilomètre à la verticale, puis un à l’horizontale). M. Proulx refuse pour l’instant de révéler la position exacte du puits et sa direction.

Ce forage de 7 à 9 millions de dollars sera réalisé en partenariat avec Québénergie, une filiale de la française SCDM Énergie.

Le projet de puits Haldimand n° 3 est abandonné, même si la compagnie a obtenu un permis. «Le temps qu’on reçoive notre permis, on a trouvé une meilleure position de forage», justifie M. Proulx.

Sans fracturation, pour l’instant

Pour les deux puits du projet Bourque, M. Proulx est formel : il n’y aura jamais de fracturation, puisque le type de formation ne s’y prête pas.

Dans le cas de Haldimand, le président affirme que sa firme a trouvé une façon de produire sans fracturer. «C’est un très beau secret industriel», dit-il, refusant de donner des précisions.

La fracturation est donc exclue pour l’instant à Haldimand, mais M. Proulx refuse de l’exclure à jamais. «Vous avez une Honda, me dites-vous que vous ne changerez jamais pour une Toyota?», lance-t-il.