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3 octobre 2014 11 h 05

Récemment lancé, le Club Vidéo Dôme éprouve des difficultés

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CAP-CHAT – Le Club Vidéo Dôme, qui propose des films en flux continu (streaming) sur Internet, a vu le jour à Cap-Chat à la mi-juin. Mais, voilà que le site qui s'apparente à Netflix, n'est plus accessible depuis deux jours.

Le vice-président du Club Vidéo Dôme assure que la fermeture n’est que temporaire. « Tout est arrêté, confirme Marc Laflamme, qui admet être stressé par la situation. Les quatre employés sont suspendus temporairement. Dans un mois, le site devrait repartir. »

Problèmes légaux

La fermeture du site a été forcée par un litige qui oppose le club vidéo et les distributeurs de films. « On a fait une tonne d’appels pendant un mois, mais on ne nous prenait pas au sérieux », se défend M. Laflamme.

« Depuis mardi, on a des téléphones de compagnies qui nous disent d’enlever leurs films de notre site, que ce n’est pas légal, explique le gestionnaire du club. TVA Films et Les Films Séville nous ont appelés. On est en train de signer des accords avec eux. Un inspecteur nous a appelés pour nous dire qu’on n’était pas légal, mais il a compris qu’on avait été mal informés. »

Visiblement dépassé par la situation, l’entrepreneur affirme tout de même ne pas être surpris par ce qui lui arrive, comme s’il s’en attendait. Il explique avoir souhaité conclure des ententes avec les distributeurs de films, mais que ceux-ci n’accordaient aucune crédibilité à son projet.

« Maintenant, ce n’est pas nous qui courons après les compagnies de films, c’est elles qui nous appellent, indique-t-il. On leur demande ce qu’on doit faire. Nous, ce qu’on veut, c’est d’être légal. Pour nous, il n’a jamais été question de piratage. »

Permis de la Régie du cinéma

M. Laflamme précise que son entreprise détient un permis de la Régie du cinéma, ce que confirme une porte-parole de l’organisme. « Un inspecteur est allé sur place, souligne la coordonnatrice des communications de la Régie, Esther Tremblay. Il a constaté que les DVD et les Blue Ray étaient en règle. Les boîtiers ont leurs icônes de classement. Tout était correct. Le monsieur doit se procurer des films auprès de distributeurs. Ensuite, comment il les commercialise? Cette partie-là ne nous regarde pas. »

Le vice-président du Club Vidéo Dôme rappelle que même si son site Internet est actuellement fermé, personne n’a perdu d’argent et aucun client n’a été floué puisque l’abonnement et la location de films étaient gratuits pour deux semaines.

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