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27 avril 2012 12 h 12

Un patrimoine disparu à Murdochville

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L'historien Jean-Marie Fallu regrette la perte d'artefacts et autres objets de valeur lors du récent feu qui a totalement anéanti le Centre d'interprétation du cuivre de Murdochville.

En 2005, M. Fallu, également directeur du magazine Gaspésie, avait par l’entremise de son organisme Patrimoine 1534 et avec la collaboration de firme Médialog, basée à New Richmond, produit la nouvelle exposition permanente du Centre.

Selon lui, ce Centre était un carrefour identitaire pour tous ceux et celles qui ont connu la riche époque de l’exploitation du cuivre pendant près de 50 ans. «C’est toujours triste pour une communauté de perdre une telle chose et à Murdochville, ce l’est d’autant plus parce qu’il y a dans cette ville un fort sentiment d’appartenance. Et il y avait quelque chose d’identitaire avec ce Centre, dont on souhaite la relance».

La première bagde

L’historien tient à rappeler la perte de certains objets lors du feu qui a marqué la communauté au fer rouge. «Heureusement qu’il y avait  beaucoup de photos qui avaient été numérisées, celles-là sont sauvées. Mais ce qui est dommage c’est la perte d’objets comme la première “badge » ou insigne, si vous voulez, du premier mineur à descendre dans la mine [au début des années 1950] qui a été perdu dans le feu. Je pense aussi à des casques de mineurs ou à des boîtes à lunch. Toutes ces choses symboliques qui faisaient parties du quotidien des hommes de la mine. C’est ça qu’on regrette beaucoup aussi», s’attriste le spécialiste en patrimoine.