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10 mars 2013 18 h 03

Urgence de nuit : la pression se poursuit en Gaspésie

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La mobilisation pour dénoncer la possible fermeture des services de nuit dans plusieurs CLSC de la Gaspésie se poursuit dans la région. 

Jeudi dernier, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS), le Conseil central CSN de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine et l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux ont dénoncé en choeur la volonté de l’Agence de la santé et des services sociaux de la Gaspésie-le-Îles de fermer les services de nuit dans les CSLC de Paspébiac, Grande-Vallée et Murdochville.

Ils étaient plus d’une vingtaine de syndiqués accompagnés de la mairesse de Grande-Vallée, Nathalie Côté, de Cloridorme, Jocelyne Huet et de Murdochville, Delisca Ritchie-Roussy a manifesté leur mécontentement devant le Club de l’Âge d’Or à Gaspé. Cette manifestation coïncidait avec la réunion mensuelle du conseil d’administration de l’Agence qui se tenait à l’intérieur  

Le président régional de la centrale syndicale, Éric Boulay, soutient qu’il poursuivra la lutte afin de convaincre l’Agence de ne pas sabrer dans les services de nuit «Ce n’est pas compliqué, il est inacceptable de couper dans les services des CLSC. La question que je pose est la suivante : est-ce que les habitants de Paspébiac doivent être considérés comme des citoyens de deuxième ordre en Gaspésie ? J’ai l’impression qu’une fois l’Agence aura coupé les services de nuit dans les CLSC, qu’on peut s’attendre à d’autres coupures ailleurs dans le réseau. Est-ce qu’on va mettre la santé de la population pour assouvir la soif du gouvernement dans l’atteinte du déficit zéro ?», questionne-t-il.

La vice-présidente régionale de la FSSS, Jacqueline Duguay, juge qu’en réduisant les services des CLSC «c’est s’attaquer aux plus personnes les plus vulnérables. Jamais on n’acceptera ça, jamais !». De son côté, Delisca Ritchie-Roussy, rappelle que ses concitoyens comptent sur leur CLSC qui est considéré comme un service essentiel. «Écoutez, on est à 100 kilomètres de l’hôpital de Gaspé et à 110 kilomètres de celui de Sainte-Anne-des-Monts. Nos citoyens angoissent juste à penser que ce service pourrait fermer».

Une décision au printemps

En réaction à cette mobilisation, la présidente-directrice générale de l’Agence, Yolaine Galarneau, souligne qu’aucune décision n’a encore été prise quant aux services de nuit offerts dans les CLSC de Murdochville, Grande-Vallée et Paspébiac.

Elle indique vouloir prendre le temps de bien analyser la situation tout en tenant compte des ressources disponibles et des besoins de la population. La direction générale rappelle qu’un groupe de travail régional s’est penché sur toute cette question, que la collecte de données est complétée et que le processus suit son cours.

«Nous sommes en processus d’analyse. Mais il n’y aura pas de décisions de prises avant que les travaux du comité national qui se font à Québec [sur cette même question] ne soient terminés et que leurs propres recommandations ne soient émises». Mme Galarneau assure toutefois qu’une décision définitive sera prise au printemps.