le Mercredi 23 septembre 2026
le Jeudi 24 novembre 2011 15:11 | mis à jour le 2 avril 2026 11:41 Actualité

Travailleur brûlé : la CSST blâme les Pêcheries Marinard et Fixair

Travailleur brûlé : la CSST blâme les Pêcheries Marinard et Fixair
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On a mal organisé le travail au chalumeau en présence de matières inflammables et les soupapes de sécurité d’un réservoir d’huile à proximité étaient mal protégées ou défectueuses, concluent les enquêteurs de la CSST.

L’accident est survenu lors de modifications au système de réfrigération de l’usine de crevette de Rivière-au-Renard, explique le rapport.

Un travailleur s’affairait à couper au chalumeau une partie d’un réservoir d’ammoniac. Le réservoir avait été purgé, mais l’huile de lubrification contenait toujours de l’ammoniac qui s’est enflammé à cause de la chaleur. Un second travailleur s’est précipité  hors de la trajectoire de la flamme. Il a heurté et cassé la jauge en verre d’un séparateur d’huile. Il a été aspergé d’huile, qui a pris feu.

Il est possible d’utiliser un chalumeau en présence de matières inflammables, mais encore faut-il prendre des mesures de précaution, explique Pierre Jobin, ingénieur à la CSST. «On peut nettoyer le réservoir comme il faut, le remplir d’un gaz inerte, illustre-t-il, mais ces moyens n’ont pas été mis en place.»

La jauge du séparateur d’huile aurait dû être mieux protégée, croit l’enquêteur. Quant au dispositif d’arrêt automatique du séparateur, encombré par des débris, il ne s’est jamais activé. «La soupape de sécurité était toujours en position ouverte, et son entretien n’avait pas été fait depuis plusieurs années», affirme Pierre Jobin.

Selon les enquêteurs, Fixair, qui dirigeait les travaux, et Les Pêcheries Marinard, qui employait le travailleur blessé, ont tous deux failli à certaines de leurs obligations.

La CSST s’assurera que le rapport d’enquête soit diffusé aux entreprises du secteur, afin d’éviter qu’un tel accident se reproduise. L’organisme est aussi en train d’analyser s’il enverra des constats d’infractions aux employeurs, qui pourraient devoir payer des amendes de 15 000 $ à 60 000 $.

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