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le Jeudi 28 juin 2012 9:17 | mis à jour le 2 avril 2026 11:41 Actualité

Au cœur d’une simulation de sauvetage en mer à Carleton

Au cœur d’une simulation de sauvetage en mer à Carleton
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C’est ce genre d’appel qu’ont reçu il y a quelques jours une quinzaine de plaisanciers du secteur de Carleton, alors qu’ils participaient à une série d’exercices visant à améliorer leur capacité d’intervention en cas d’urgence en mer.
 
«Les participants doivent d’abord faire du travail de carte  pour localiser la position donnée par les pêcheurs en détresse», explique Bob Leblanc, président régional de la Garde côtière auxiliaire, un organisme regroupant des bénévoles ayant la capacité d’intervenir avant la Garde côtière canadienne, qui dispose de bases distantes les unes des autres, et de moyens de plus en plus limités, dans le contexte de coupes budgétaires instaurées par le gouvernement conservateur.

Les secouristes voient l'homme à la mer et le bateau en feu.Les secouristes voient l’homme à la mer et le bateau en feu. 

Le travail de carte est important parce qu’un signalement général localisant le bateau en détresse à «deux milles du camping municipal» peut inclure une aire considérable, alors que chaque seconde compte en pareils moments. Si les sauveteurs reçoivent une position de la part des personnes en détresse, il est recommandé de l’utiliser, plutôt que de se fier uniquement à sa connaissance des parages.
 
Avant l’intervention en mer proprement dite, Bob Leblanc demande aux secouristes s’ils vont d’abord secourir l’homme à la mer ou l’individu toujours dans le bateau.
 
Il y a hésitation dans les rangs. «Si l’homme à la mer est en hypothermie et en arrêt cardiaque, on va aller vers celui qui est dans le bateau. Le feu le menace et ses chances de survie sont meilleures», suggèrent quelques participants à l’exercice. «La priorité, c’est de sortir le gars de l’eau», spécifie Bob Leblanc.


Les secouristes hissent l’homme qui était à la mer.

L’exercice en mer se déroule rondement et «l’homme», un mannequin, est localisé rapidement et retiré des eaux pour être ramené au bord, où une ambulance l’attend. Le feu est éteint et un remorquage est organisé pour ramener le bateau avarié au quai.
 
L’exercice est supervisé par Léopold Béchette, président québécois de la Garde côtière auxiliaire. Bien que le but de la journée soit de perfectionner les techniques d’intervention et que le service de prévention des noyades ne soit pas exactement la tâche principale de l’interlocuteur, GRAFFICI.CA ne peut s’empêcher de demander à M. Béchette s’il est satisfait des progrès réalisés en matière de port de gilet de sauvetage.
 
«Le message a passé. Les gens l’apportent à bord, mais ils ne le portent pas. Les marchands et les fabricants contribuent à la cause en faisant des modèles avec des couleurs, des modèles plus petits, moins encombrants. Mais en 2011, il y a eu 20 noyades découlant des activités de plaisance et 75 % des décès ont frappé des gens qui ne portaient pas le gilet de sauvetage. De plus, 100% de ces victimes étaient des hommes», déplore M. Béchette.


Bob Leblanc, président de la Garde côtière
auxiliaire pour la région.

 

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