En mai 2013, la première ministre dévoilait la stratégie d’intervention gouvernementale pour le développement de la Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine 2013-2018.
Dès le lendemain, Mme Marois annonçait 10 M$ pour réparer trois ponts ferroviaires entre Gaspé et L’Anse-à-Beaufils, ce qui a permis le passage du train touristique L’Amiral. Pour l’instant, il s’agit du seul projet chiffré mené à terme du côté des infrastructures de transport.
La stratégie prévoit la remise à niveau du chemin de fer gaspésien, des investissements estimés à 69,5 M$. En campagne, le ministre responsable de la région, Gaétan Lelièvre, est demeuré prudent sur la participation financière de Québec. Le gouvernement a demandé à la Société du chemin de fer de la Gaspésie de mettre à jour les études sur l’état du rail et de réaliser une étude de marché sur son potentiel, indique-t-il. « Lorsque ces deux éléments auront été analysés, nous serons en mesure de nous prononcer sur l’implication du gouvernement provincial. » La participation du fédéral sera sollicitée, ajoute le ministre.
Aéroports
La piste de l’aéroport de la MRC du Rocher-Percé doit être agrandie pour accueillir des gros porteurs (10 M$), préconise la stratégie. Les élus de la MRC prendront connaissance ce mois-ci des études réalisées sur le potentiel du projet pour le tourisme et les pêches ainsi que sur les impacts possibles pour les autres aéroports de la région.
En Haute-Gaspésie, on entame tout juste l’étude sur l’allongement de la piste de l’aéroport de Sainte-Anne-des-Monts (3,5 M$). C’est une « question de mois » avant que les résultats soient disponibles, indique le préfet de la Haute-Gaspésie, Allen Cormier.
TIC et centres d’appels
Le Technocentre des technologies de l’information et des communications (TCTIC), basé à Chandler, travaille bel et bien à étendre son mandat à toute la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. Québec s’est engagé à lui verser 100 000 $ par an au cours des trois prochaines années. Le TCTIC devra trouver 150 000 $ par an de plus pour mener à bien son plan d’action. « On va par exemple promouvoir l’utilisation des TIC dans les entreprises et aider les nouveaux arrivants dans ce domaine à se tailler une place », explique Greg Georges, président du TCTIC.
La stratégie Marois prévoit de soutenir les entreprises qui voudraient implanter des centres d’appels de service à la clientèle en Gaspésie-les Îles. Un seul promoteur a fait signe à M. Lelièvre, mais son projet est en suspens depuis quelques mois. « Il est déjà dans le domaine à Montréal, il a une bonne crédibilité, indique le ministre. Il a visité plusieurs endroits dans la région. » Il est question de créer 75 emplois au cours d’une première phase et de mettre sur pied deux ou trois centres d’appel à terme dans la région.