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1 février 2013 13 h 24

Assurance-emploi : des quotas imposés aux fonctionnaires

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Les fonctionnaires de Service Canada seraient soumis à des quotas mensuels de prestations à couper. 

Le quotidien Le Devoir rapporte vendredi matin que Service Canada demanderait 40 000 $ par mois par enquêteur. Des objectifs d’économies seraient aussi fixés par la direction centrale.

Le porte-parole du Conseil national des chômeurs, Pierre Céré, se dit estomaqué par cette situation, précisant que la pression se fait de plus en plus forte sur les prestataires.

«Les fonctionnaires sont beaucoup sur le dos des chômeurs pour vérifier s’ils font des recherches d’emploi. On voit de plus en plus de gens se voir suspendre leurs prestations sous prétexte que des fonctionnaires vérifient s’ils sont véritablement à la recherche d’un emploi. Et dans certains, ils se donnent le droit de vérifier rétroactivement. C’est de la chasse aux chômeurs», se désole-t-il.

M. Céré va jusqu’à parler de mépris. «Cette réforme repose sur du mépris et sur des préjugés comme si tous les chômeurs étaient des paresseux, des profiteurs du système.»

Malgré la mise en application de la réforme de l’assurance-emploi depuis le 6 janvier, Pierre Céré promet de poursuivre la lutte afin de faire reculer Ottawa. «On voit dans l’Est du Québec des gens qui sont en train de s’organiser de plus en plus. Il y a un front commun contre la réforme de l’assurance-emploi. Il s’agit de continuer à se battre», lance M. Céré.

Le MAC réagit aussi

Le coordonnateur du Mouvement action chômage de la Gaspésie, Gaétan Cousineau, juge que le comportement d’Ottawa est «vicieux et dégradant» de la part d’un gouvernement qui ne met pas un sou dans le régime d’assurance-emploi.  

M. Cousineau connaît par ailleurs un cas où plusieurs bureaux de Service Canada se sont consultés pour tenter de coincer un chômeur. «Un enquêteur de Sept-Îles ne pouvait pas trouver de faille dans un dossier, alors c’est quelqu’un [un fonctionnaire] de Saint-Jérôme qui a appelé [le prestataire] pour trouver cette faille. On voit qu’on s’y met à deux ou trois bureaux pour tenter de planter le monde», déplore-t-il.