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17 septembre 2014 10 h 10

Communautaire : autre année de vaches maigres

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GASPÉ – Les organismes communautaires vivent une nouvelle année de vaches maigres alors que l’Agence de la santé et des services sociaux Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (ASSSGÎM) indexe leur budget de 0,9 % pour l’année financière en cours, ce qui représente une augmentation de 114 438 $ sur un financement global de 12,8 M$.

« Il n’y a eu aucune allocation nouvelle pour aucun des programmes. Les établissements de santé sont tellement coupés. Les organismes communautaires ne le sont pas. Je n’ai aucun moyen de rehausser actuellement les budgets qu’ils ont reçus », explique la présidente-directrice générale de l’ASSSGÎM, Yolaine Galarneau.

Elle invite les organismes à regarder les pistes de collaboration pour trouver des sous. « Nous transmettons le même message : voir entre eux sur un même territoire à quel point ils peuvent partager des services, comme une ligne téléphonique, un loyer… On n’a pas d’autres choix », souligne Mme Galarneau.

Insuffisant

La réaction du Regroupement des organismes communautaires Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (ROCGÎM) n’est guère surprenante.

« Ce que ça voudra dire pour nos groupes, ce sont des fermetures économiques qui vont durer plus de semaines. Déjà, cette année, on l’a observé. D’habitude, notre monde revient au travail à la Fête du travail. Cette année, ils ont une ou deux semaines de plus de chômage économique », explique la coordonnatrice du ROCGÎM, Geneviève Giguère.
Avec une augmentation de 0,9 %, les organismes ne pourront pas absorber les frais courant comme l’électricité ou le loyer. « On diminue la capacité d’agir de nos organismes auprès de nos citoyens », rajoute Mme Giguère.

Selon l’analyse du ROCGÎM, si les règles de financement appliquées au réseau de la santé l’étaient au niveau du communautaire, l’indexation des budgets serait de l’ordre de 3,27 %.

Sur l’idée de regrouper davantage de services entre organismes, ce serait difficile : « on a déjà discuté de regrouper un centre administratif et quatre points de services au niveau des organismes d’aide aux handicapés [dans la MRC de la Côte-de-Gaspé]. L’inconvénient qu’on y voit, c’est la réduction de l’espace démocratique », souligne Mme Giguère, qui ne ferme pas la porte à cet exercice. « Il faudrait qu’on analyse ça comme il faut », ajoute-t-elle.

Les organismes communautaires estiment toujours leurs besoins à quelque 20 M$ par année.