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7 février 2024 11 h 38

Des mots, des notes et des images : Luan Larobina

Julie Côté

Journaliste

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GASPÉ | Les finalistes du concours Ma première place des Arts ont beau avoir été déjà dévoilés à la mi-décembre, Luan Larobina n’en revient pas encore. À l’approche de ce grand événement, GRAFFICI a pu rejoindre la jeune artiste, en voyage à l’extérieur du pays.

« C’est tout plein de belles opportunités qui s’offrent à moi en même temps. Ce qui s’en vient, c’est très gros et j’ai déjà hâte! », expliquait-t-elle quelques jours avant le grand jour.

Fille d’un musicien argentin et d’une mère gaspésienne, Luan Larobina a baigné dans la musique depuis sa tendre enfance, mais c’est vers la fin du secondaire qu’elle a réalisé qu’elle pouvait faire de sa passion un métier.

« J’écrivais des petites chansonnettes et j’écoutais à ce moment-là beaucoup de musique québécoise; des artistes comme Safia Nolin et Louis-Jean Cormier m’ont vraiment inspirée. Ma technique en éducation spécialisée à moitié entamée, j’ai commencé à vivre d’autres choses, j’ai beaucoup voyagé et je n’avais plus l’appel de terminer mon diplôme. »

Aller à la rencontre d’inspirations

La pandémie passée, la jeune femme a commencé à travailler en restauration, et quelques mois plus tard, elle fait son entrée à l’École nationale de la chanson de Granby. « C’est vraiment là où je me suis dit que je pouvais vraiment faire ça, que c’est une carrière qui existe, je peux être réellement rémunérée pour faire de la musique! » Là-bas, elle a fait la rencontre d’Antoine Corriveau, qui a contribué à la réalisation de son plus récent succès, J’ai déjà rêvé à toi l’été.

« Ça a été l’un de mes formateurs les plus marquants, et je vais le garder dans mon coeur pour toujours », révèle la musicienne gaspésienne.

Parmi sa cohorte à Granby, on retrouve entre autres Sympa César, Xavier Landry, Loïc Tremblay, Sébastien Côté et Sandrine Masse, qui a également fait partie de sa cohorte aux Escales en chanson de Petite-Vallée, un événement porté par le Festival en chanson et qui l’a profondément marquée.

« Au milieu de mon secondaire, j’ai reçu une bourse pour aller faire le Camp chanson de Petite-Vallée. Là-bas, on montait un spectacle avec les chansons qu’on a montées sur place. Depuis ce temps- là, le festival a toujours fait partie de ma vie, de par, entre autres, sa proximité avec la maison, à Percé, mais aussi parce que l’événement m’a incitée, et permis d’écrire plus de chansons », raconte-t-elle.


Luan Larobina était sur scène à Montréal le 25 janvier pour la finale du concours de chanson francophone Ma première place des Arts. Elle n’a pas remporté les grands honneurs, mais repart forte d’une expérience enrichissante. Photo : Offerte par Ma première place des Arts, Michel Parent

La suite?

Avant même la finale du concours Ma première place des Arts, Luan Larobina avait déjà remporté quelques prix qui contribueront à son esprit créatif : le prix Escale – La Tournée, qui lui permettra de se produire en spectacle à travers le Québec, et le prix SACEF qui lui permettra de se rendre à la maison du Québec à Saint-Malo pour faire une résidence de création là-bas.

« Le début de mon année 2024 sera déjà bien occupé, mais j’ai vraiment l’intention de travailler sur un EP qui sera lancé d’ici l’automne 2024, je l’espère », conclut Luan Larobina, très optimiste par rapport à la nouvelle année qui débute.

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