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Aimer le poisson facilite le déroulement d'un menu mensuel composé autant que possible d'aliments gaspésiens. Photo : Fleurdelise Dumais
23 juin 2020 10 h 02

Suite : GRAFFICI a 20 ans en 2020!

Gilles Gagné

Journaliste

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À l’occasion des 20 ans de GRAFFICI, l’équipe du journal rappelle quelques-uns des reportages qui ont marqué l’histoire de la publication en générant un intérêt particulier chez ses lecteurs. Le régime alimentaire gaspésien suivi par le journaliste Gilles Gagné entre la mi-mars et la mi-avril 2009 est l’un d’eux. Il a paru dans l’édition de mai de la même année. De 2000 à 2007, GRAFFICI a été un journal culturel, avant de devenir une publication généraliste en 2007. Il a été mensuel jusqu’en 2015 avant de devenir bimestriel.

Avons-nous progressé?

CARLETON-SUR-MER | Il y a un progrès notoire dans le nombre de membres de l’organisme Gaspésie gourmande depuis 2009,alors qu’il y en avait 60 et que maintenant, ils sont 95 producteurs et transformateurs. Il est pourtant difficile de quantifier la hausse d’autonomie alimentaire de la région dans le même intervalle.

C’est la nuance que soulève prudemment Johanne Michaud, coordonnatrice de la Table de concertation bioalimentaire de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, qui offre diverses formes d’appui aux producteurs et transformateurs désireux de vivre de leur habileté à concocter ce qui se trouve ensuite sur nos tables.

«Nous n’avons pas de chiffres. C’est quelque chose qu’il faudrait travailler. Ça fait 30 ans qu’on travaille à ça [augmenter la part du panier d’épicerie composé de denrées régionales]. Le gouvernement a mis beaucoup de sous. Je ne peux croire qu’on n’a pas augmenté cette part. Est-ce de 5% ou de10%? Le MAPAQ n’a pas cette information(…) Il y a plus d’offres, je suis convaincue de ça. On a perdu des joueurs en agriculture mais ici, on parle de transformation. Il reste240 producteurs agricoles dans la région et on perd des joueurs dans le secteur bovin mais en transformation, ça augmente», souligne Mme Michaud.

Il y a effectivement des nouveaux produits, qu’on pense aux farines de la Minoterie des anciens, de Sainte-Anne-des-Monts, et aux huiles végétales de la Coop du cap, de Cap-au-Renard, qui facilitent l’autonomie alimentaire en 2020.

Crise de la COVID-19 ou pas, la sensibilisation à la qualité et à la disponibilité des produits locaux est une démarche qui doit se faire en continu.

«Ça fait longtemps qu’on travaille sur une campagne d’achat local et on vient d’avoir une confirmation qu’on aura un budget pour les trois prochaines années», précise Johanne Michaud, convaincue que les campagnes régionales ont plus d’impact que les campagnes nationales parce que les consommateurs peuvent reconnaître plus facilement des produits de proximité.


Johanne Michaud, de l’organisme Gaspésie gourmande, souhaite que des indicateurs précis soient mis en place pour suivre l’évolution de l’autonomie alimentaire en Gaspésie et au Québec. Son organisme n’a présentement pas les moyens de faire un tel suivi statistique pour la région. Photo : Sophie Gauthier

Lire la première partie de l’article

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