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17 avril 2012 19 h 42

L’Agence de santé dépose une plainte à la SQ

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L'Agence de la Santé et des services sociaux de la Gaspésie-les-Îles-de-la-Madeleine a déposé une plainte aux autorités policières en lien avec une manifestation d'ambulanciers tenue devant ses bureaux de Gaspé vendredi dernier.

Le bras de fer qui oppose depuis des semaines l’Agence de santé et les ambulanciers de la Baie-des-Chaleurs et qui porte sur la disparition du projet pilote est monté d’un cran alors que l’organisme gouvernemental a déposé une plaine officielle à la Sûreté du Québec lundi matin. «On n’empêchera pas des groupes de manifester leur insatisfaction ou leur frustration. Quand c’est fait dans l’ordre et pacifiquement il n’y a pas de problème. Mais ce qui s’est passé la semaine dernière avec l’introduction [d’ambulanciers dans l’édifice] de l’Agence , c’est inacceptable», tranche le président-directeur général de l’Agence, Gilles Pelletier.

«On a fait notre déposition aux services policiers et on est en lien avec nos procureurs pour voir quelles seront les suites à donner par rapport à ce qui s’est produit la semaine dernière», ajoute M. Pelletier.

Cette manifestation n’est pas étrangère à la récente décision de l’Agence de mettre fin au projet pilote lancé en 2008, qui permettait aux ambulanciers d’attendre les appels d’urgence dans leur véhicule. L’organisme de santé publique a plutôt décidé de miser sur un redéploiement des services préhospitaliers d’urgence sur l’ensemble du territoire avec, à la clé, un budget annuel récurrent additionnel de trois millions de dollars par année.

De plein droit

À ce titre, M. Pelletier rappelle par ailleurs que l’entente intervenue en juillet 2008 entre le syndicat, les entreprises ambulancières, le Centre d’appels d’urgence de la région de l’Est-du-Québec (CAUREQ) et l’Agence, stipule que «l’Agence peut mettre fin unilatéralement au projet pilote en transmettant au titulaire et au syndicat un avis minimum de 60 jours, leur indiquant que la présente entente prendra fin à une date déterminée par l’Agence. Le syndicat s’engage à mettre fin aux modifications temporaires et à respecter la décision de l’Agence sans aucun recours, notamment de nature monétaire ou arbitrale, contre le titulaire, l’Agence ou le ministre de la Santé et des Services sociaux.»