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15 juillet 2014 16 h 33

Le micro-crédit stimule les projets en Gaspésie

BONAVENTURE – L'organisme Accès Micro-Crédit Gaspésie a permis d'aider huit entreprises cette année. Financer des projets humains et les accompagner d'un suivi individuel, tel est l'objectif de cet organisme à but non lucratif.

« On s’adresse à des gens qui n’ont pas accès aux financements conventionnels », explique Jacques Rivière coordinateur d’Accès Micro-Crédit. « Notre devise c’est : là où les gens y voient un risque, nous y voyons un potentiel humain! », se réjouit M. Rivière. L’organisme prête depuis 2008 de l’argent aux entrepreneurs gaspésiens de tous les secteurs, sans exclusion.  

Accès Micro-Crédit a permis de créer quatre emplois cette année en Gaspésie, et d’en maintenir 18 autres. Les retombées économiques restent par ailleurs visibles. Jacques Rivière estime que « pour un dollar investi, on multiplie par cinq le chiffre », lorsqu’il est injecté dans l’économie régionale.  

D’après le rapport annuel de l’organisme, entre 2008 et 2014, 78 entreprises et 122 emplois ont été créés ou maintenus en Gaspésie. Ces chiffres révèlent qu’après cinq années d’existence, trois-quarts de ces entreprises survivent. De plus, la majorité des entreprises aidées par l’organisme en 2013 et 2014 appartiennent au secteur des arts et des services.

Cette année, Accès Micro-Crédit a prêté plus de 64 340 $ aux entreprises en Gaspésie.
« Ce qui est important, c’est de diriger les gens où ils ont besoin d’aller. On regarde la qualité du projet et de l’entrepreneur; on regarde ses besoins, et on lui prête de l’argent, ou on peut le diriger vers une formation par exemple », explique Jacques Rivière.

Du démarrage de projets, à la reprise d’entreprises, en passant par l’aide à la consolidation par un apport financier, l’organisme diversifie son implication dans l’économie gaspésienne.

Des exemples de projets concluants

Dans les nouveaux entrepreneurs gaspésiens cette année, l’exemple de Dominic Cousin illustre le service rendu par Accès Micro-Crédit.

À 19 ans, ce jeune entrepreneur de Bonaventure a pu voir aboutir son projet de service d’entretien extérieur et acquérir du matériel, après l’obtention d’un micro-crédit.

Artistes, informaticiens, ou boulanger, aucun entrepreneur n’est exclu.
Pour bénéficier d’une aide, chaque entrepreneur doit effectuer un plan d’affaires, seul, ou avec l’aide de l’organisme. Le plan d’affaires est en suite examiné par un comité de crédit, différent en fonction de chaque MRC de la Gaspésie.

Par exemple, M. Bourque a bénéficié d’une aide de 8 000 $ au démarrage de sa boulangerie, La Pétrie, à Bonaventure. Cet argent lui a permis d’acquérir un apport financier, et ainsi, d’être éligible auprès d’une banque pour obtenir un prêt plus important. « C’est l’idéal », témoigne M. Bourque. « Je pense que c’est un très bon organisme qui permet de laisser de côté les entreprises qui ont le monopole ».

« Les taux restent beaucoup plus faibles que lorsqu’on emprunte auprès d’une banque », ajoute-t-il. Accès Micro-Crédit plafonne ses prêts à 15 000 $, avec 7 % de taux d’intérêt nécessaires pour renflouer ses fonds d’investissement. « J’avais déjà fini de rembourser mon micro-crédit à la troisième année! », témoigne M. Bourque.

Une collaboration financière

Les taux d’intérêt préférentiels restent bas, car ils sont préalablement négociés auprès des investisseurs-prêteurs collaborant avec l’organisme, et fixés pour 3 à 5 ans.

Accès Micro-Crédit travaille en partenariat avec des instances privées et publiques, tels que la banque Desjardins, ou encore les Centres locaux de développements gaspésiens. « On fonctionne par référence. Ce sont les instances financières qui nous réfèrent auprès des entrepreneurs », affirme Jacques Rivière.

« En cas de non possibilité de paiement, on regarde si on peut trouver un arrangement », affirme M. Rivière. « Mais le suivi de proximité tout au long du cheminement des projets permet de savoir à l’avance ce que devient une entreprise », ajoute-t-il.

L’organisme existe depuis 2005 et s’est régionalisé à partir de 2012.
« On veut couvrir l’ensemble du territoire », dévoile Jacques Rivière au sujet des objectifs de l’organisme d’augmenter leur visibilité dans la région.