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22 octobre 2014 15 h 41

Menacée par Québec : la CRÉGIM défend son utilité

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CHANDLER – Les élus de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine se portent à la défense de leur Conférence régionale des élus, indiquant que de mettre la hache dans l’organisme, tel qu’évoqué par le gouvernement Couillard ces derniers jours, signifierait un recul de 30 ans en matière de concertation régionale.

« Cette instance régionale a fait ses preuves depuis des décennies. Si on veut agir avec cohérence, avec équité et avec une vision régionale, ça prend un palier régional », lance d’entrée de jeu le président de la CRÉ, Daniel Côté, entouré de plusieurs préfets de la Gaspésie en appui à la démarche.

Il souligne que, n’eut été de la CRÉ, des organismes comme la Société du chemin de fer, la Régie intermunicipale de transport, ou le développement d’internet haute-vitesse et cellulaire n’auraient peut-être pas vu le jour.

« Il n’y a pas de décision prise par le gouvernement, mais on lui dit de faire attention. On comprend les besoins de faire des économies, mais on comprend aussi l’importance d’avoir une instance comme la CRÉ. Tenez compte de l’importance de ce palier pour la région », indique M. Côté.

La CRÉ dispose d’un budget de 11 M$, incluant les ententes spécifiques avec Québec et compte 4,25 employés dédiés à l’administration, cinq à la concertation pour un total de neuf. Elle compte une vingtaine d’autres personnes, la plupart sous contrat, pour réaliser les différents mandats confiés.

Pas d’autres alternatives

Pour M. Côté, il serait utopique de penser que les municipalités et MRC pourraient prendre la relève pour discuter des enjeux régionaux : « On peut bien se parler, mais si on n’a pas de budget, de structures et d’expertise pour nous accompagner, les élus n’iraient nulle part. »

Pour eux, il s’agit d’une structure gagnante. « Pourquoi pénaliser une structure qui fonctionne bien au détriment d’autres structures qui n’ont pas fait leur travail? », lance la préfète de la MRC du Rocher-Percé, Diane Lebouthillier.

Les élus sont prêts à collaborer avec Québec pour trouver des pistes de solution, mais soutiennent qu’il n’y a pas de dédoublement de structures en Gaspésie. « On comprend que le gouvernement a un exercice de compression à faire. S’il y a un dédoublement, je mets au défi quiconque d’en trouver », déclare M. Côté.

La région possède un organisme de concertation depuis 1957 et la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine est en place depuis 2003.

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