• dimanche 08 décembre 2019 17 h 39

  • Météo

    -6°C

  • Marées

Actualités

5 janvier 2012 14 h 32

Microbrasserie Le Naufrageur : de Carleton-sur-Mer à Paris

La microbrasserie Le Naufrageur de Carleton-sur-Mer a fait l’objet d’un article dans le cahier spécial bière de décembre 2011 du journal de la capitale française, Le Parisien.

La microbrasserie gaspésienne propose un «breuvage pimenté et bien de saison : la Swordfish, une brune métissée alliant traditions belge et anglaise, chaleureuse avec ses saveurs de chocolat et de caramel, ainsi que ses notes épicées», peut-on lire dans l’article.

Cette mention, qui était inattendue par les propriétaires du commerce, fait suite à une soirée de dégustation à laquelle a pris part le Naufrageur à Paris, parallèlement au Mondial de la Bière de Strasbourg en octobre 2011. «C’est toujours agréable quand on fait parler de nous, surtout en France. Tout ça est étonnant, mais en même temps c’est le fruit du voyage qu’on a fait en Europe», indique Philippe Gauthier, copropriétaire du Naufrageur.

Une réputation qui se développe

À la suite de ce voyage outre-Atlantique, M. Gauthier constate que les bières québécoises, canadiennes et américaines commencent à bénéficier d’une réputation bien spécifique sur le vieux continent. «Les Européens nous disent que les bières d’ici ont plus de goût. Qu’elles ont plus d’amertume, qu’elles sont plus houblonnées et punchées», rapporte-t-il.

L’auteur de l’article du Parisien décrit d’ailleurs la Swordfish et une autre bière de microbrasserie québécoise, comme des «bières qui n’ont pas froid aux yeux.»

Vers de l’exportation ?

De l’avis de Philippe Gauthier, cette réputation, qui se développe peu à peu, ouvre des portes à des marchés d’exportation pour les microbrasseries québécoises.

Mais avant d’emprunter cette voie, il faut bien faire ses calculs indique M. Gauthier, car exporter en Europe est coûteux et parfois compliqué selon lui. «Pour être concurrentiel, ça prend un bon volume. Il faut aussi penser aux frais de transport et de dédouanement», donne-t-il en exemple.

Malgré ces obstacles, les produits du Naufrageur pourraient se retrouver sous peu sur les tablettes de quelques commerces spécialisés en France. «On sait que Dieu du ciel exporte en petite quantité en Europe et ça fonctionne assez bien. De notre côté, on s’est fait de bons contacts et on a entamé des démarches pour faire un essai d’ici l’été prochain», prévoit-il.