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20 novembre 2012 16 h 51

Mine du lac Bloom : plusieurs Gaspésiens sont touchés

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En suspendant pour au moins un an les travaux d’expansion de sa mine du lac Bloom, près de Fermont, la firme minière Cliffs Natural Resources a du coup affecté plusieurs travailleurs de la construction vivant en Gaspésie.

L’un d’eux, Renaud Landry, un électricien de Nouvelle à l’emploi du sous-traitant saguenéen Grimard, a été estomaqué par l’annonce, lundi matin, quelques minutes avant d’entrer au travail.

Il venait de déjeuner, dans le «mur» de Fermont, l’immense bâtiment abritant la plupart des services commerciaux de la ville minière, et la rumeur courait depuis quelques minutes à l’effet qu’une réunion était en cours. Il était entre 6h30 et 7h.

«La compagnie rencontrait des représentants des sous-traitants et des gens du syndicat. On imaginait un accident. Ça arrive des fois, qu’un grave accident de travail la nuit arrête les travaux pour un ou deux jours. C’était loin d’être ça», raconte M. Landry.

«On nous a informé pendant qu’on était encore dans le mur. On n’a même pas pu retourner au chantier pour récupérer nos outils personnels», ajoute-t-il.

Des représentants de Cliffs avaient nolisé des avions, dont deux Boeing 737, d’une capacité de 140 places, pour ramener les 400 travailleurs de la construction affectés au chantier du lac Bloom dans les différents coins du Québec. Renaud Landry est monté dans un plus petit appareil ayant pour destination Bonaventure. Près d’une vingtaine de Gaspésiens y prenaient place.

Cliffs Natural Resources impute la suspension du chantier aux conditions du marché du fer. Elle exploite déjà une mine au lac Bloom. Le chantier touche la phase II du développement de cette mine.

Renaud Landry y travaillait depuis mai et il était supposé rester sur ce chantier jusqu’en mars. Le projet était en avance sur son échéancier, note-t-il. Il devait amorcer un congé le 14 décembre pour la période des Fêtes.

«Avant Noël, ce n’est pas évident. Moi, ça va, j’ai 60 ans, mais il y a des pères de famille plus jeunes que moi. Ça les touche plus», dit-il.

Il compte trouver un autre chantier rapidement. «J’essaie tout de suite de me replacer. Les gens de la Côte-Nord vont avoir priorité sur les autres chantiers de la région. Peu importe l’endroit où le syndicat voudra m’envoyer, j’irai, même dans l’ouest canadien. Je suis déjà allé. En Gaspésie, j’ai travaillé au projet de construction du parc éolien du Plateau, mais les autres chantiers sont terminés, ou sur le point de l’être.»

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