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25 février 2013 15 h 21

Parcs éoliens : les élus réclament 350 MW pour la Gaspésie

La Conférence régionale des élus Gaspésie-les-Îles (CRÉGÎM) presse Québec de lancer «le plus rapidement possible» l’appel d’offres de 700 mégawatts (MW) orphelins d’énergie éolienne et demande qu’un «minimum de 350 MW» soit développé en Gaspésie.

L’organisme, qui a récemment adopté une résolution en ce sens, souhaite que le gouvernement procède rapidement afin d’éviter des arrêts de production chez les entreprises manufacturières reliées à l’industrie éolienne.  

Le président, Bertrand Berger, soutient que sans le lancement rapide du nouvel appel d’offres, Québec entretient une incertitude qui pourrait mener à la fermeture de plusieurs usines. «En Gaspésie, les carnets de commandes des entreprises vont être à sec vers la fin de l’été 2015. Près de 1200 emplois sont reliés à cette industrie dans notre région. C’est très important pour notre économie», dit-il.

À l’échelle provinciale, 4000 emplois dépendent de l’industrie éolienne.

350 MW pour la Gaspésie

En plus de souhaiter l’ouverture de l’appel d’offres le plus rapidement possible, la CRÉGÎM réclame qu’un minimum de 350 des 700 MW d’énergie éolienne soit développé en Gaspésie.

«L’industrie éolienne a débuté en Gaspésie. Depuis 2002, la région a réussi à convaincre le gouvernement de s’y impliquer. Il faut prendre la part qui nous revient», souligne M. Berger, qui ne craint pas que cette demande soit jugée trop gourmande. «Nous ne sommes pas gênés avec ça. Je serais même prêt à réclamer les 700 MW.»

Ligne de transmission

Les élus gaspésiens sont conscients que pour rendre possibles de nouveaux projets éoliens en Gaspésie, les problèmes reliés au transport d’énergie devront être réglés.

Lors de la dernière campagne électorale, M. Berger affirmait que si la capacité de transmission de la ligne entre Rivière-du-Loup et Rimouski n’était pas augmentée, aucun des projets retenus dans le cadre du nouvel appel d’offres ne pourrait se faire dans la région.

Quelques mois plus tard, la CRÉGÎM se montre moins catégorique, mais souhaite toujours que la ligne soit renforcée. «En 2010, la capacité a été évaluée en fonction des prévisions, notamment en tenant compte de projets qui ne se réaliseront probablement jamais. Donc si on compare la capacité reliée aux prévisions de 2010 à la situation actuelle, il y a probablement une différence. Il y a peut-être encore des possibilités. Mais de toute façon, la ligne devra être renforcée un jour ou l’autre si on veut favoriser le développement de l’éolien en Gaspésie», soutient le directeur de l’organisme, Gilbert Scantland.

Rappelons qu’au mois de juillet dernier, le gouvernement libéral de Jean Charest avait annoncé son intention d’aller de l’avant avec l’appel d’offres de 700 MW d’énergie éolienne non utilisés lors des projets retenus par Hydro-Québec dans le cadre de ses trois premiers appels d’offres.

Deux appels d’offres devaient être lancés, l’un de 450 MW et un autre de 250 MW destinés aux communautés autochtones.

Depuis l’élection du Parti québécois en septembre dernier, l’industrie éolienne attend avec impatience les intentions du gouvernement dans ce dossier.