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11 mars 2013 14 h 57

Pointe-à-la-Croix met fin à son entente avec la firme Gastem

Pointe-à-la-Croix annule son entente qu’elle avait avec la firme Gastem. La municipalité devait fournir 600 mètres cubes d’eau à la compagnie pour son forage prévu à Ristigouche-Sud-Est.

Les dirigeants de Gastem avaient demandé en novembre 2011 à la municipalité de lui fournir cette quantité d’eau au coût de 10 dollars le mètre cube. Au début de l’année 2012, le conseil municipal avait consenti par voie de résolution de lui vendre la ressource, qui devait être puisée via son réseau d’aqueduc.

Plus d’un an plus tard, les élus ont décidé de revoir leur position. Lors de la dernière réunion du conseil, ils ont adopté à l’unanimité une résolution qui annule l’accord conclu avec Gastem.

Le maire, Jean-Paul Audy, soutient qu’il était devenu «inutile» de «laisser traîner» cette entente, dans le contexte où le calendrier de Gastem n’est toujours pas connu. «Au départ, on nous avait dit que les travaux se feraient en 2012. Nous sommes en mars 2013, et rien n’est encore confirmé. On ne souhaite pas laisser ça aller et on juge, pour l’instant, qu’il est inutile d’aller de l’avant», justifie-t-il.

Au moment de l’entrevue, M. Audy disait n’avoir toujours pas signalé à Gastem le recul de son conseil. Et si jamais la firme devait formuler une nouvelle demande à Pointe-à-la-Croix, la décision des élus municipaux ne sera pas unanime. «En tant que maire, je ne recommanderai pas à mes conseillers de conclure une nouvelle entente. Il y a trop d’incertitudes par rapport à l’exploration des hydrocarbures, pense-t-il. Le cas de Gaspé démontre où ça peut mener.»

Ristigouche-Sud-Est

Rappelons que le conseil municipal de Ristigouche-Sud-Est a récemment adopté un règlement visant à protéger les sources d’eau potable de son territoire. 

La nouvelle réglementation interdit l’introduction dans le sol par forage toute substance susceptible d’altérer la qualité de l’eau souterraine ou de surface qui sert à la consommation humaine ou animale.  

Cette interdiction s’applique dans un rayon de deux kilomètres des puits artésiens ou de surface dans les limites territoriales de la municipalité. Ce nouveau règlement pourrait avoir comme effet d’empêcher la firme Gastem d’aller de l’avant avec son projet d’exploration, puisque le site convoité se retrouve à moins de deux kilomètres d’un puits artésien.