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18 janvier 2013 16 h 09

Règlement sur l’eau potable : la CRÉGÎM appuie Gaspé

La Conférence régionale des élus de la Gaspésie-les-Îles (CRÉGÎM) appuie la Ville de Gaspé dans sa volonté de protéger ses sources d’eau potable. 

«C’est tout à fait légitime de vouloir protéger son eau potable et les citoyens. Présentement, aucune étude ne vient rassurer la population et les autorités de la ville sur les effets du forage [au puits Haldimand n° 4]. Gaspé a agi de façon responsable», soutient le président de la CRÉGÎM, Bertrand Berger.

Rappelons que le conseil municipal de Gaspé a adopté un règlement pour protéger les sources d’eau potable, ce qui a pour effet d’empêcher Pétrolia de forer son puits Haldimand n° 4.

Ce règlement prévoit notamment l’interdiction d’introduire «par forage ou tout autre procédé […] toute substance susceptible d’altérer la qualité de l’eau souterraine ou de surface servant à la consommation humaine ou animale.» Cette interdiction s’applique dans un rayon de 10 kilomètres de tout lieu de puisement d’eau de surface de la municipalité.

«Pour l’exploitation» 

M. Berger rappelle que la CRÉGÎM est «pour» l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures, mais à la condition qu’elle se fasse de façon sécuritaire pour les citoyens et l’environnement.

Et de l’avis des élus municipaux de la Gaspésie, la «quasi-absence» d’encadrement législatif sur les méthodes de forage et «l’absence d’une mise à jour» de la Loi sur les mines ne peuvent pour le moment assurer cette sécurité.

Ils reprochent aussi au gouvernement du Québec et à Pétrolia d’avoir manqué de transparence dans le dossier, en ne fournissant pas suffisamment d’information pour rassurer la communauté.

«Dans ce contexte, il vaut mieux opter pour le principe de précaution.  S’il y avait un forage au pied du mont Tremblant ou au pied du mont Orford, c’est sûr qu’il y aurait des levées de boucliers des populations et des municipalités environnantes. Ce n’est pas différent pour Gaspé», poursuit M. Berger, qui estime que l’enjeu de l’aménagement du territoire devrait avoir primauté sur l’exploitation des hydrocarbures. 

Solution 

Le président de la CRÉGÎM croit que le problème ne se règlera pas à coups d’avis juridiques, mais plutôt si Québec, la Ville de Gaspé et Pétrolia «s’assoient ensemble» pour trouver une solution consensuelle. «Quand la ville sera rassurée et quand il y aura un nouveau modèle de développement des hydrocarbures, je crois l’impasse sera dénouée», dit M. Berger.

Forum sur les hydrocarbures

Devant le soulèvement en appui ou en opposition à la nouvelle réglementation de la Ville de Gaspé, la CRÉGÎM croit de plus en plus à la pertinence de tenir un forum d’information et de discussion sur les hydrocarbures.

Au printemps dernier, la CRÉGÎM avait fait marche arrière après la tenue de son premier forum sur les hydrocarbures. De nombreux citoyens l’avaient fortement critiqué, l’accusant d’imposer une façon de faire sans avoir consulté la population au préalable. L’organisme avait par la suite reconnu que la formule retenue ne permettait pas de répondre aux besoins de la population. 

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