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30 octobre 2014 15 h 00

« Touche pas à ma Gaspésie »

NEW RICHMOND — Plus de 150 personnes, entrepreneurs, élus, représentants d’organismes sociaux et culturels, des gens du milieu de l’éducation et membres d’instances syndicales se sont massés dans une salle de conférence de l’Hôtel Francis à New Richmond  ce matin pour lancer un message clair à Québec : « Touche pas à ma Gaspésie ».

Président de la Conférence régionale des élus et maire de Gaspé, Daniel Côté était très heureux au terme de deux heures de témoignages sur l’utilité de ces instances de développement régional et d’appels à la mobilisation pour empêcher le gouvernement de sabrer dans ce qui a été appelé  « le coffre à outil du développement régional ».

« On ne s’attendait pas à avoir autant de monde aujourd’hui pour témoigner leur soutien aux instances régionales que sont la CRÉ, les CLD et les Carrefours Jeunesse-emploi. La salle était plus que comble et on sent qu’il y a un mouvement citoyen, un mouvement des organismes et des gens d’affaires de la région qui est en train de s’organiser et qui devrait à tout le moins montrer au gouvernement qu’en Gaspésie et aux Îles on a besoin de ces instances-là. On a besoin d’une instance régionale comme outil de développement. Peut-être qu’ailleurs ça n’a rien donné, mais ici, ça donne quelque chose et les gens sont venus nous le dire aujourd’hui », a affirmé le président de la CRÉGIM.

Philippe Garon est auteur et entrepreneur, natif de Sainte-Anne-des-Monts. Il habite Bonaventure aujourd’hui. « La CRÉ c’est notre outil de développement. En faire table rase c’est aberrant. C’est un des pires affronts qu’on peut faire à une région comme la Gaspésie. Et dans chaque secteur (MRC), les CLD c’est vraiment nos partenaires, autant sur le plan technique que financier pour nous aider nous les entrepreneurs. Peut-être que la population n’est pas au courant, mais c’est extraordinaire tout ce qui se fait par ces instances-là avec des moyens qui sont relativement limités », opine M. Garon.

Fleurdelise Dumais, désigner graphique à New Richmond, était là ce matin parce que la majorité de ses clients bénéficient de de près ou de loin de l’aide de la CRÉ, par exemple des événements culturels financés en partie par la CRÉ. « Cette décision, si elle se concrétise, va influencer les gens, mais aussi le moral de la Gaspésie. Je ne voudrais pas qu’on revienne à l’esprit de clocher d’antan. On avait un bel air d’aller en développement régional et je veux que ça reste », dit Mme Dumais.

Antoine Audet est directeur de la Régie intermunicipale des transports de la Gaspésie et des Îles (RéGIM). « La CRÉ est vraiment à la base de la RéGIM. Ça été l’organisme qui a été à l’origine de ce projet là, un projet qui aurait difficilement vu le jour sans une structure régionale forte avec des expertises aussi spécialisées en transport et qui a permis de développer un modèle qui est unique au Québec », explique M. Audet.

Au terme de la rencontre, le président de la CRÉ a annoncé les couleurs de son organisme. « Quelle que soit la décision qui sera prise à Québec, notre objectif ultime est de préserver une instance de développement régional. Tous les élus de la CRÉ sont d’accord et on ne va pas laisser Québec briser notre mobilisation. Et cette mobilisation n’en est qu’à son début. Les annonces gouvernementales ne sont pas encore faites officiellement. Mais le message était clair ce matin. Les Gaspésiens n’ont pas l’intention de se laisser dépouiller sans rien faire », de conclure M. Côté.

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