« Ce qui n’a pas été pris en compte dans le plan directeur immobilier, ce sont tous les coûts accessoires comme les coûts de contingence. En raison de l’ampleur des travaux, ce devra être un contracteur de l’extérieur. Les coûts de contingence, se sont les déplacements, les repas. C’est plus de 4 M$ », illustre la directrice générale du CSSS, Johanne Méthot.
Autre exemple : la nouvelle urgence devait être construite dans une nouvelle annexe, sur le stationnement arrière, mais la nature du sol force son déplacement sur le stationnement avant. « Ce sont des coûts qui n’ont pas été considérés. On parle plus de révision de coûts estimés que de dépassement de coûts », précise Mme Méthot.
Le projet a aussi été modifié en cours de route. La réadaptation a été retirée, mais la stérilisation, la médecine de jour et la chirurgie d’un jour ont été ajoutées.
« Étant donné que c’est une construction nouvelle, il y avait de nouvelles salles mécaniques à ajouter. Seulement cet élément, c’est 7,7 M$, ce qui ramène les coûts physiques à 20 M$. Ce qui n’est pas physique, c’est également 20 M$ », souligne Mme Méthot.
« Étant donné que l’établissement est tellement vétuste, il y avait énormément de travaux à faire. Le ministère a demandé un plan immobilier et l’établissement l’a fait selon les conformités du temps. C’est sûr qu’aux yeux de la population, lorsqu’on regarde les coûts révisés, c’est inquiétant », évoque Mme Méthot.
La semaine dernière, la direction de l’hôpital a rencontré le ministre régional Jean D’Amour et des membres du cabinet du ministre de la Santé afin d’exposer la situation. « Les gens regardent comment on peut aborder le dossier pour voir la faisabilité. Ce qu’on comprend, selon ce que M. D’Amour a indiqué, ce sera difficile dans le contexte actuel des compressions de donner l’aval à l’ensemble du projet. Il est cependant ouvert à regarder les possibilités », souligne Mme Méthot.
De nouveaux échanges sont prévus dans un mois.
Le projet de modernisation, qui a été sur la table à dessin durant deux ans, a permis d’identifier « le meilleur projet possible » et il permettra de voir de quelle manière il pourra être réalisé.
« Notre environnement physique est complexe et non fonctionnel. On a espoir qu’on aura un projet qui va naître de ces réflexions et discussions », souligne-t-elle en précisant qu’il serait difficile de faire des travaux à partir du bâtiment actuel, qui a été construit en 1970.
En février 2012, le ministre de la Santé de l’époque, Yves Bolduc, avait annoncé les travaux à hauteur de 10 M$. En mai 2013, l’ex-première ministre Pauline Marois s’était déplacée à Gaspé pour indiquer que les travaux étaient maintenant évalués à 14 M$.