La pharmacienne
Stéphanie Smith, 34 ans, est propriétaire de la pharmacie depuis février 2016. « J’aime ça, travailler ici. J’ai une belle pratique de proximité qu’on ne trouve pas nécessairement ailleurs. J’ai le luxe d’avoir un peu plus de temps. »
Elle a pris la relève de son père, Gary Smith. « C’est un risque calculé, je rachète à mesure de mon père, qui est encore actionnaire. » Il y a moyen de faire vivre une pharmacie avec les 660 habitants de Murdochville, assure Mme Smith. De toute façon, « ce n’est pas envisageable qu’on ferme nos portes. On ne peut pas avoir une heure de route à faire [vers Gaspé] pour aller à la pharmacie ».
L’épicier
Michel Pelletier, 43 ans, vient d’investir 250 000 $ pour rénover le marché Ami, avec l’aide de sa chaîne d’alimentation. Il doit se battre contre le déclin démographique et la concurrence des supermarchés de Gaspé. « On a fait un magasin amélioré en espérant contrer ça », dit M. Pelletier.
Aussi propriétaire de six condos pour les travailleurs et les touristes, il vient d’en acheter quatre autres. « Je ne fournissais pas à la demande. Je n’ai jamais fait de publicité nulle part et ça augmente chaque année. » M. Pelletier est revenu à Murdochville en 2001, pour prêter main-forte à ses parents épiciers, à qui il a succédé en 2003.
Les dynamos du tourisme
Le Chic-Chac devient une entreprise quatre saisons avec l’achat du Centre de plein air du lac York, son camping de 100 emplacements et ses cinq chalets. Les propriétaires du Chic-Chac, Eloïse Bourdon, 36 ans, et Guillaume Molaison, 35 ans, offraient déjà des forfaits de ski hors-piste et de rafting à leurs clients. L’entreprise a aussi acquis le centre de ski Mont-Miller l’automne dernier; ses revenus ont atteint 300 000 $ cet hiver, soit le triple d’une année normale. La combinaison de ces activités est la clé pour « donner de bonnes conditions d’emploi et maintenir mes gestionnaires », dit M. Molaison. Le Chic-Chac embauche 35 personnes dont cinq l’été. Les propriétaires veulent développer les sentiers de vélo de montagne et les tracés de ski hors-piste au lac York.
Renouveau côté pompes
Jacques Gauthier, 55 ans, est trop jeune pour penser à la relève. Mais il vient de donner un coup de jeune à sa station-service. Son investissement privé de plus de 200 000 $ a permis de changer les pompes et les réservoirs. De quoi garantir l’approvisionnement en essence à Murdochville pour les 25 prochaines années.
À la recherche de relève
Réal St-Gelais, 75 ans, exploite le seul garage de Murdochville. « Ça en prend un absolument. Si quelqu’un fait un flat, il ne peut pas aller sur le flat jusqu’à Gaspé! ». M. St-Gelais, originaire de Danville en Estrie, est venu travailler à Murdochville en 2005, pendant la construction du parc éolien du mont Copper, en 2005. Il n’est jamais reparti – « j’aimais ça, ici » — et il racheté le garage pour pouvoir rester. Il songe maintenant à vendre le commerce à l’un de ses employés.
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