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16 juin 2014 12 h 36

La Ferme Bourdages célèbre les 100 ans de Saint-Siméon

SAINT-SIMÉON –  À la fraise ou à la rhubarbe, des vins aux couleurs de Saint -Siméon honorent cette année le 100ième anniversaire de la municipalité. Bientôt en vente sur le marché, le nouveau vin de fraise entrera cet été dans plusieurs succursales de la Société des alcools du Québec. La ferme perpétue sa tradition agrotouristique et travaille sur de nouveaux produits.

« La Ferme Bourdages existait avant la fondation de Saint-Siméon », rappelle Pierre Bourdages, copropriétaire de la ferme avec son frère Jean-François Bourdages.
De la culture des fraises à sa transformation, les Bourdages affinent leurs produits traditionnels depuis près de 200 ans sur les terres de la localité.

Au départ, en 1822, la ferme Bourdages faisait partie de la municipalité de Bonaventure. « Bonaventure, ça faisait loin pour aller à l’église », plaisante Pierre Bourdages. Après la fondation d’une nouvelle paroisse en 1915, Saint-Siméon fût créé, en tant que nouvelle municipalité.

Cent ans sont passés et les Bourdages continuent de cultiver les mêmes terres. Depuis 7 générations, ils cueillent et transforment les fraises pour fabriquer des produits traditionnels gaspésiens. En 200 ans, les produits « fabriqués Bourdages » se renouvellent et forgent de plus en plus leur image de marque.   

À l’occasion des 100 ans de la ville de Saint-Siméon, la ferme Bourdages sort d’ailleurs deux nouveaux vins; « Julia », un vin rosé de fraise, et « Léa », un vin blanc de rhubarbe. Si « Léa » reste pour l’instant en vente à l’épicerie de la ferme, environ 600 bouteilles de « Julia » seront distribuées dans les prochains jours, dans les SAQ du Québec. Ces produits fraîchement sortis étaient en préparation et en expérimentation depuis 10 ans.

« Le vin de rhubarbe n’existe nulle part au Québec », affirme Pierre Bourdages. Issu d’une culture ancestrale des Vosges, en France, ce vin de 11 % d’alcool aux arômes acides et fruités à la fois, illustre la volonté des Bourdages de maintenir la tradition tout en essayant de nouvelles gammes de produits.

Une nouvelle image

Dans les rayons, on y trouve des produits de tradition datant de 25 ans, comme les « tartes Traditions Bourdages », dont l’emballage a nouvellement été retravaillé.

« Le visuel rappelle les emballages d’autrefois avec un style »vintage ». On a retravaillé l’image des produits », explique Pierre Bourdages.

Depuis plusieurs années, la ferme mise sur le marketing, en collaborant notamment avec l’entreprise Médialog sur le graphisme des étiquettes.

L’entreprise tente par ailleurs d’élargir son marché en vendant des produits « santé » destinés d’autres types de publics. Employée et initiatrice de l’idée des « produits nature Bourdages », Diane explique la recette : « on a enlevé le sucre blanc et on a mis du concentré de jus de raisin blanc. »

La ferme Bourdages renouvelle donc ses produits, et surtout, augmente son chiffre d’affaires d’année en année. « Juste vivre en période estivale ne nous permettait pas d’exister. En étant plus annuel avec les différents produits, c’est possible », explique Pierre Bourdages.

Les vins, tartes et tartinades de la ferme sont vendus dans de nombreuses épiceries de la Baie-des-Chaleurs et de la Gaspésie, sur les Marchés, comme celui du Vieux-Port à Québec, et dans certaines épiceries fines en ville. Mais les frères Bourdages désirent étendre leur marché pour augmenter les ventes ailleurs dans la Province, voire à l’étranger.

Si cette entreprise agricole s’étend, elle augmente aussi sa main d’œuvre.
« Quand j’ai terminé l’école en 87, je suis devenu actionnaire en 90, dans ce temps-là, on avait environ une dizaine d’employés », se souvient Pierre Bourdages. Avec l’arrivée des nouveaux produits, en 15 ans, le nombre d’employés a décuplé.

Si les Bourdages travaillent avec environ 7 % de personnes provenant de l’étranger, la plupart sont Gaspésiens. « On emploie environ 25 personnes à l’année », affirme M. Bourdages. Pour la saison estivale, des cueilleurs et autres employés viennent aussi aider à la tâche pour un total de 100 employés en période de pointe.

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