Le promoteur, un Canadien, n’a pas donné signe de vie depuis un ultimatum lancé en mars 2012 au gouvernement du Québec, à qui il demandait une aide de 2 millions de dollars sur un projet de 18 millions. L’homme ne s’est jamais montré ni nommé aux médias, mais a toujours livré ses messages via des porte-parole ou des chargés de projet à Murdochville.
L’une d’entre elles, Francine Chouinard, décrit le dossier de l’auberge comme « inactif ». Elle ne s’occupe plus du projet, étant allée jusqu’à rapporter ses boîtes de documents au promoteur, qu’elle refuse toujours d’identifier.
L’auberge aurait compté 40 à 60 chambres, ouvertes neuf mois sur douze. Elle aurait employé 48 à 74 personnes, selon la saison. Murdochville misait sur sa neige, ses sentiers de motoneige et son centre de ski pour y attirer des clients du Québec, de l’Ontario, des Maritimes, de la Nouvelle-Angleterre et de l’Europe.
« S’il avait 16 millions dans ses poches, le promoteur aurait pu commencer à construire, dit aujourd’hui la mairesse Délisca Ritchie Roussy. Je ne peux pas dire s’il était sérieux ou pas. Je l’ai rencontré une seule fois. »
La Ville n’a « pas mis un sou noir » dans le projet, insiste Mme Roussy, et n’a pas l’intention de se lancer à la recherche d’un nouveau promoteur pour développer une auberge au lac York.
L’idée d’auberge quatre étoiles venait au départ du comité de diversification de Murdochville, parti ensuite à la chasse au promoteur.