Au total, la diminution devrait être de 8,0 % pour l’année en cours. La région se placerait ainsi au deuxième rang des régions qui subissent un ralentissement. Seule la région de Chaudière-Appalaches connaît une diminution plus importante, à 9,9 %.
Les investissements dans les industries productrices de biens connaîtront la chute la plus marquée. La plus forte perte est observée en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (– 44,7 %), suivant une diminution de 43,1 % en 2013. « Une partie de ce recul s’explique par le retour à des investissements plus près des moyennes historiques dans l’industrie des services publics, après quelques années d’investissement important dans le secteur », souligne l’ISQ.
Quelque 97,7 M$ devraient être investis dans ce secteur d’activités, ce qui représente 17,5 % de l’activité économique.
L’industrie productrice de services connaîtra une croissance de 10,8 % pour un total de 271 M$ en investissements. Ce secteur compose pour 52,1 % des dépenses en immobilisations dans la région.
La construction non résidentielle devrait connaître une baisse de 19,2 % alors que la construction résidentielle devrait croître de 1,2 %. Une somme de 169 M$ devrait être investie dans ce secteur d’activités. C’est 30,4 % des investissements globaux en immobilisations.
Au total, ce sont 557,7 M$ qui seront investis au cours de la prochaine année en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.
À l’ISQ, l’économiste Jean-François Fortin a indiqué à GRAFFICI.CA que l’enquête a été effectuée entre octobre 2013 et janvier 2014. Comme le projet de cimenterie a été annoncé à la toute fin de janvier, « il est fort possible que le projet n’ait pas été pris en compte dans les calculs », souligne l’économiste.
Au Québec, les perspectives d’investissements s’élèvent à 65,5 milliards $, en augmentation de 2 %.
Réaction
Le directeur général de la Chambre de commerce Baie-des-Chaleurs, Maurice Quesnel, espère que cette projection ne se réalisera pas. « C’est sûr qu’il y a eu beaucoup d’investissements publics au cours des dernières années en Gaspésie, comparativement à d’autres régions. J’ose espérer qu’il n’y aura pas de baisse d’investissements », commente M. Quesnel.
« Il y a eu beaucoup d’investissements dans l’éolien. Il y a eu de bons investissements sur les routes », avance M. Quesnel comme hypothèse pour expliquer ce ralentissement comparativement aux données des dernières années.