le Vendredi 11 septembre 2026
le Lundi 12 Décembre 2011 22:08 | mis à jour le 2 avril 2026 11:41 Société

Roussy sera candidat à la mairie, pas à la CAQ

Roussy sera candidat à la mairie, pas à la CAQ
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La semaine dernière, M. Roussy avait dénoncé «l’iniquité flagrante» entre régions et centres urbains, nourrie par les gouvernements. Le maire avait insisté sur le caractère «apolitique» de son discours.

En entrevue à GRAFFICI.CA, il confirme qu’il ne sera pas candidat aux prochaines élections provinciales, pour quelque parti que ce soit. «Pour l’instant, je ne fais pas plus confiance à François Legault qu’à Jean Charest ou Pauline Marois sur leur volonté [de défendre les régions] », dit-il. Selon lui, c’est en politique municipale qu’il peut avoir «le plus d’impact et les coudées franches sur [son] milieu.»

Lors de son passage à Gaspé, en septembre, François Legault, le chef de la CAQ, avait flirté ouvertement avec le maire Roussy. Ce dernier avait affirmé aux journalistes qu’il se positionnerait à la fin des consultations de la CAQ.

MacMillan réagit

Le ministre libéral des Transports, Norman MacMillan, de passage à Gaspé lundi, a réagi aux critiques de M. Roussy. «Je respecte l’opinion du maire, et je la respecte encore plus depuis qu’il a dit qu’il serait candidat à la mairie, et pas pour un autre parti», a lancé le ministre.

«Le Parti libéral a investi beaucoup dans les régions du Québec depuis 2003. Le taux d’assurance-emploi [en Gaspésie] est passé de 23 % à 12 %», s’est défendu M. MacMillan.

Selon le ministre, «la bonne manière» de servir la Gaspésie, «ce n’est pas de tirer sur les autres régions. La Gaspésie est aussi importante que le Plan Nord, et on veut faire la même chose avec votre région», a-t-il poursuivi.

M. Roussy reprochait au gouvernement de faire comme si la Gaspésie n’existait pas en annonçant 70 millions $ pour développer le tourisme dans le Grand Nord.

Le maire de Gaspé déplorait aussi la perte des circonscriptions électorales en région. Le ministre a déclaré que pour conserver les trois circonscriptions régionales, «il aurait fallu une décision majoritaire ou unanime [de l’Assemblée nationale]» et a sous-entendu que l’absence de consensus était la faute du Parti québécois.

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