le Mercredi 9 septembre 2026
le Jeudi 20 novembre 2014 14:00 | mis à jour le 2 avril 2026 11:41 Société

Orléans : Québec affirme ne pas avoir « abandonné » la Gaspésie

Orléans : Québec affirme ne pas avoir « abandonné » la Gaspésie
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Soulignant qu’au départ, la priorité a été mise sur les régions de La Tuque et de Thetford Mines qui perdent complètement le service d’Orléans Express à compter du 18 janvier prochain, le ministre des Transports, Robert Poëti, maintient qu’il discutera du dossier avec la région pour trouver des solutions alternatives.

« Je pense qu’on est devant une réflexion opérationnelle. On n’est pas devant une réflexion d’étude. Vous avez déjà des transporteurs intermunicipaux. Je pense que d’arrimer les choses ensemble, ce sont des choses qu’on peut faire avec les outils que le ministère possède actuellement ».

La CRÉGÎM écrivait le 17 octobre dernier au ministre pour lui proposer des pistes de solution tout en demandant une aide financière pour valider les opportunités. Mais la réponse de Québec se faisait attendre.

« On est à terminer les ententes pour les endroits où il n’y avait plus aucun transport et maintenant, on travaille avec les différentes régions dont votre région. Il y a eu beaucoup de discussions qui se sont faites avec des gens dans votre région et je suis étonné d’entendre que personne n’a de nouvelles de nous », soutient M. Poëti.

Cependant, il rappelle que la région bénéficie déjà d’une aide de 1,343 M$, par l’entremise de la taxe sur l’essence et que la Régie intermunicipale de transport Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine a réalisé un surplus de 253 000 $ en 2013.

« On va regarder les propositions que vous avez et nous allons travailler ensemble pour trouver quelque chose d’acceptable à un coût raisonnable. »

Il se dit convaincu que le dossier sera réglé « avant le 18 janvier ».

Pas la priorité d’Orléans

Le nouveau président et chef des opérations de Keolis Canada — société mère d’Orléans Express — Patrick Gilloux, ne priorise pas la Gaspésie, malgré les promesses devant la Commission des transports du Québec l’été dernier.

« Il existe des organisations locales déjà organisées. La Gaspésie continuera d’être desservie certes avec moins de fréquence, mais la possibilité du transport sera là », analyse M. Gilloux.

À ses yeux, la solution viendra de Québec : « Cette décision – si elle devait arriver – appartient au ministère des Transports. Pour l’instant, les contacts que nous avons n’ont pas abouti à la réalité d’une offre supplémentaire », explique-t-il.

Le nombre de départs quotidiens entre Rimouski et la Gaspésie passera de six à deux à compter du 18 janvier.

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