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24 novembre 2020 11 h 09

Deux exemples de résilience

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CARLETON-SUR-MER | En marge de ses recherches relatives aux demandes accrues en ce qui a trait à la réorientation de carrière en temps de pandémie, GRAFFICI a eu l’opportunité de s’entretenir avec deux jeunes adultes qui ont dû revoir leurs plans en raison de la crise. Vanessa Hautcoeur et Rémy Desbiens constituent deux exemples de résilience en ces temps troubles et ils ont accepté de nous raconter leur volte-face professionnelle.

Mme Hautcoeur, une jeune femme de Sainte-Thérèse-de-Gaspé, explique au journal, entre deux quarts de travail, avoir mis le cap sur une toute nouvelle carrière en raison de la pandémie. Ayant terminé une formation en soins esthétiques et s’étant spécialisée en soins de pieds, la podologue était fin prête, le1eravril dernier, à lancer les activités de son entreprise baptisée Le pied marin.

Le contexte force évidemment la dame de32 ans à se raviser, puisque son plan d’affaires repose notamment sur des services dispensés à domicile; elle se remet alors en question. «J’aime prendre soin des gens», explique-t-elle. Vanessa Hautcoeur décide alors de soumettre sa candidature pour prêter main-forte en résidence de soins longue durée, mais elle n’est pas retenue à ce moment. Qu’à cela ne tienne, elle choisira de s’inscrire à la nouvelle formation accélérée de préposée aux bénéficiaires en CHSLD mise de l’avant par le gouvernement Legault; elle obtient d’ailleurs son diplôme à la mi-septembre.

Si elle n’abandonne pas complètement l’idée de se lancer en affaires une fois la pandémie résorbée, la Gaspésienne, qui estime avoir beaucoup à apporter aux bénéficiaires auprès de qui elle œuvre chaque jour, a choisi de faire confiance à la vie. «La pandémie m’a enlevé un plan, mais m’en a donné un autre. C’est quelque chose que je n’aurais pas pensé faire, mais qu’au final, j’adore!» mentionne celle qui travaille désormais à la Villa Pabos, à Chandler.


Vanessa Hautcoeur a dû faire une croix sur ses projets entrepreneuriaux, mais a ajouté une corde à son arc en suivant une nouvelle formation professionnelle et en pratiquant une nouvelle profession qu’elle juge enrichissante.
Photo : Offerte par Vanessa Hautcoeur

 

Du domaine minier…à l’enseignement!

Au bout du fil, Rémy Desbiens, qui travaillait encore ce printemps pour le compte d’Environmental Resources Management(ERM), une multinationale œuvrant dans le domaine minier et décrochant notamment des contrats en Afrique, explique avoir dû lui aussi modifier son plan de match. De retour au Québec après avoir effectué un mandat en République démocratique du Congo et profité d’un voyage de deux mois à l’étranger, le Gaspésien originaire de Sainte-Anne-des-Monts constate rapidement qu’il lui sera, à court terme, impossible de décrocher un nouveau contrat.

«Quand la pandémie a commencé à la mi-mars, ça a rendu les choses très compliquées. Les avions ne volaient plus. Nos clients, les compagnies minières, ne voulaient plus embaucher de personnel expatrié pour éviter la transmission du coronavirus. Ça ajoutait beaucoup d’obstacles», relate celui qui travaillait alors comme consultant en réinstallation auprès de ces compagnies.

Alors que son employeur lui laisse d’abord entrevoir qu’il pourra repartir en octobre, la situation ne semble pas sur le point de se régler. Après un été à profiter de la vie et à prendre soin de sa mère, il se met à la recherche d’une alternative et achemine son curriculum vitae au centre de services scolaire des Chic-Chocs. Celui qui avait déjà effectué un contrat en2017 lors d’un ralentissement de ses activités professionnelles se voit rapidement offrir un contrat de remplacement en géographie en première et deuxième années du secondaire à l’école Gabriel-Le Courtois de Sainte-Anne-des-Monts. Le suppléant venait d’ailleurs tout juste de compléter ce contrat au moment d’écrire ces mots et était toujours sur la liste de rappels du centre de services scolaire. L’homme de 39 ans a apprécié l’expérience et espère décrocher de nouvelles opportunités dans le domaine de l’éducation.


Rémy Desbiens travaille dans l’industrie minière. L’homme de Sainte-Anne-des-Monts a vite réalisé, à la mi-mars, qu’il lui serait impossible de poursuivre ses activités professionnelles en Afrique.
Photo : Offerte par Rémy Desbiens

Lire l’article : Quand pandémie rime avec nouveau départ