Frédéric Jacques et Michael Briand distillent le gin Radoune, avec des champignons gaspésiens parmi les ingrédients. « Ça ne sentira pas le champignon en canne », avertit M. Jacques.
« On imite des caractéristiques des gins classiques en utilisant les champignons. Le matsutake en forte concentration amène une brûlure en bouche, la chanterelle a un côté d’amande et l’armillaire de miel donne un arrière-goût sucré. »
La recette contient aussi du poivre crispé, le fruit de l’aulne, un arbuste. C’est Gaspésie sauvage, une entreprise de Douglastown, qui fournit O’Dwyer en produits cueillis sur la péninsule.
La distillerie vend son gin depuis mai 2017. La Radoune est arrivée deuxième récemment dans une dégustation à l’aveugle de 16 gins, dont 13 québécois, organisée par le magazine Protégez-vous.
Pour l’instant, O’Dwyer achète un alcool de maïs comme alcool de base pour leur gin. En 2018, « on va avoir un alambic pour distiller notre propre alcool de base, à partir de betterave à sucre qui serait cultivée ici », indique M. Jacques.
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