L’ensemble des membres du syndicat a voté en faveur du plan d’action. Jusqu’à maintenant, aucune sortie médiatique n’a été faite. Cependant, de nombreux courriels ont été envoyés au Conseil du Trésor pour désapprouver le nivèlement vers le bas de leur profession.
Ce moyen de pression consiste à envoyer un courriel au Conseil du trésor chaque fois qu’une ou un enseignant effectue une tâche autre que celles directement liées à l’enseignement. Des cartons indiquant « zone de travail non reconnu » ont aussi été envoyés.
« Présentement, le quart des enseignants collégiaux est remplacé à Carleton. C’est pour cette raison que la mobilisation de l’Opération dérangement 21 est toujours en phase 1. Nous aurons bientôt besoin d’une participation active de la part des professeurs », explique la présidente du Syndicat des enseignantes et des enseignants du Centre d’Études Collégiales de Carleton, Marjorie Dallaire.
Québec ne bouge pas
Le professeur d’histoire Michel Landry a rencontré le Député de Bonaventure, Sylvain Roy, pour obtenir son appui dans le dossier. Ce dernier aurait fait la promesse de faire des démarches, car « il s’est dit sensible à la question », assure M.Landry.
Cette semaine, Québec Solidaire a publié un communiqué pour appuyer les enseignants du Centre d’Études Collégiales de Carleton-sur-Mer pour qu’ils obtiennent : « la reconnaissance des tâches effectuées hors des salles de classe, la reconnaissance des diplômes de maîtrise et de doctorat et la reconnaissance de leur appartenance à l’enseignement supérieur. »